Désormais, des extraits, portant particulièrement sur des sujets politiques du bloc-notes de Paul-Marie Coûteaux figureront sur le blog du RIF « Le Quotidien de Babylone », actualisé plusieurs fois par semaine. Rappelons que ce bloc-notes est aussi consultable sur le site  www.pmcouteaux.org et que les extraits relatifs aux affaires européennes paraissent dans le mensuel « L'Indépendance ».   

 

Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 12:37
vice-président du groupe Indépendance & Démocratie  au Parlement européeen, 
président  du RIF                         
                                                                         
    
                                                        

                            

                                                                                                                                        Paris, le 29 avril  2009


 

 

Je constate que  les divisions, trahisons et confusions qui règnent parmi ceux qu’avaient unis le Non à la Constitution européenne et qui, depuis lors, n’ont pas réussi à se donner un porte-parole incontesté, rendent impossible la constitution, où que ce soit, de listes unies autour de leur seul point de communion possible, la souveraineté nationale et populaire. Je ne serai donc pas candidat.

 

Je constate aussi que, entre le fédéral-réformisme des uns, empêtrés dans les ambiguïtés de "l’autre Europe", et la fédéral-démocratie des autres, absorbés par un mouvement pan-européen à direction irlando-atlantique et célébrant à Rome le traité Monnet, la défense de la souveraineté est aujourd’hui abandonnée par ceux qui en ont fait un étendard occasionnel, cédant en rase et triste campagne à l’idéologie dominante.

 

 Je constate que c’est la même question, la souveraineté nationale, qui a fait échoué les négociations des souverainistes de gauche, excluant Jean-Pierre Chevènement que je rejoins dans le qualificatif de « simulacre complet » qu’il a utilisé à propos de ces élections. Avec bien d‘autres souverainistes de divers horizons, je m'associe à  l’appel au vote blanc ou à l’abstention le 7 juin prochain.

 

Je constate enfin que la majeure partie de ceux qui veulent délivrer la France des tutelles qui, à Bruxelles, à Francfort, à Washington, l’empêchent de mener une politique conforme à ses principes, ses intérêts et sa vocation, sont aujourd’hui orphelins. A leurs innombrables groupements, épars à travers tout le pays, aux dissidents des partis, et notamment aux deux derniers nés, « les gaullistes en colère », et le « M.P.F.I.D » réunissant plusieurs présidents de fédération M.P.F., je donne rendez-vous pour les échéances nationales. A l'initiative du RIF dont la mission me paraît plus que jamais nécessaire, se tiendront prochainement des états-généraux de la souveraineté qui,  au delà de la simple affaire européenne, uniront les âmes fortes de la République pour la reconquête de la souveraineté, seul moyen pour la France et les Français  de maîtriser leur avenir.

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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 12:34

 
par Eurojunkie ( liberation.fr)

A première vue l'alliance Libertas, qui regroupe des partis eurosceptiques venant d'une douzaine d'Etats membres en vue des élections européennes, pourrait être considérée comme un succès. Ainsi cette coalition se présente comme surfant sur la même dynamique qui a vu le traité constitutionel et le traité de Lisbonne être rejetés en France, aux Pays-Bas et en Irlande. Son leader, le richissime Irlandais Declan Ganley prédit que 100 députés européens Libertas seront élus.
En France, en décalage complet avec cet optimisme triomphant, l’alliance du MPF et du CPNT sous cette bannière Libertas n’en finit pas d’intriguer les militants souverainistes. Voire de le mettre sérieusement en colère. Ainsi, Georges Martin a démissionné de son poste de Président de la fédération MPF de Seine et Marne. Martin ne mâche pas ses mots et dénonce, entre autres:


«L'alliance avec un mouvement "paneuropéen" sur lequel, ainsi que son président M. Declan Ganley, nous n’avons eu que très peu d’informations, et sur lesquels pèsent de nombreuses interrogations (…) [la] disparition de l’appellation MPF au profit de la dénomination Libertas jusqu’à présent inconnue de tous…»
Libertas est de plus en plus problématique pour les souverainistes. Par exemple, la charte graphique du parti met au rebut les références patriotiques traditionnelles du MPF. Désormais, sous Libertas, avec une communication prise en charge par des gens de Paris, toute référence à la France se retrouve gommée dans une soupe corporate sans saveur.
L’alliance elle-même avec le CPNT apparaît comme contre-nature. Ainsi, Frédéric Nihous, le chef du parti des chasseurs, ne se définit pas comme souverainiste, idéologie qu'il trouve dépassé. Quant au CPNT, parti avant tout anti-écolo, la droitisation qui résulte de l’alliance avec le MPF ne plaît pas à tout le monde. La logique aurait voulu que le MPF cherchât alliance avec Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan.

Mais ce sont surtout les positions même de l’alliance Libertas qui sont de nature à faire douter les plus fervents villieristes. On peut par exemple trouver cette phrase ahurissante dans le compte-rendu de la convention fondatrice du mouvement, qui s’est tenue la semaine dernière à Rome:

«Le projet de Libertas c’est précisément que l’Europe renoue avec l’esprit du traité de Rome, avec l’Europe que souhaitaient ses pères fondateurs.»
Sérieusement, qui peut penser que de Villiers approuve ce message? Qui peut croire que de Villiers veut renouer avec l’Europe des pères fondateurs? C’est d’ailleurs la question que posait Paul-Marie Couteaux, le député européen MPF évincé suite à la fusion MPF-CPNT, à Philippe De Villiers:


«Cher Philippe, je n’ai pas écrit ce que j’ai écrit depuis Maastricht pour célébrer à Rome (…) le traité de Jean Monnet. Ouvrez enfin les yeux.»
Cette alliance hétéroclite a d’ailleurs vu ses limites lors de cette même convention. Ainsi, Lech Walesa, invité par Ganley, s’est vu conspué par les…partisans de Libertas Pologne. Le même Walesa en a profité pour rajouter une couche sur l’européanisme de Libertas :
«Ce projet européen a tous les ingrédients pour devenir une force historique positive dans le monde et grandir encore plus que ce qu’il est maintenant. Mais pour que cela arrive, nous devons tenir compte du message de Libertas et mettre les gens au cœur du projet.»
Cette prise de parole de Walesa a fait grand bruit en Pologne. Walesa affirmant ne pas soutenir Libertas et n’avoir parlé à cette convention que pour l’argent. Notons au passage que deux jours auparavant, Walesa se produisait à Varsovie à la conférence du Parti Populaire Européen, dont fait partie l'UMP.
Le grand thème de campagne de Ganley est la transparence en Europe. Cette insistance sur la transparence commence à être fatigante tant Libertas est un mouvement obscur. Comme le rappelle Honor Mahony du Irish Times, en Irlande, Ganley a tout fait pour dissimuler les comptes de sa campagne anti-Lisbonne. En Suède, le mouvement est accusé d’avoir offert de l’argent à des candidats potentiels. En Pologne, Libertas est soupçonné de contourner les lois de financement des partis. Notons, qu’en France, le mouvement joue à cache-cache sur Internet, et que des agences de com’ travaillant pour le mouvement refusent de répondre aux questions des journalistes au sujet de respect de droits d’auteurs et de publication de certaines dépenses de campagne sur des vidéos de campagne de Libertas.
Au final, Libertas arrive à détruire l’idée de souverainisme et à diviser le mouvement, bref, le rêve des fédéralistes. Qui dit mieux?

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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 12:39
Mardi 7 avril 2009 ; Bruxelles. - Lecture ces jours-ci du « Bloc Notes » de François Mauriac - impulsion bienheureuse, vague idée de me remettre dans le bain du « de Gaulle II » , je ne sais pourquoi je l’ai repris l’autre jour dans la bibliothèque de Mirebeau… Bonne lecture pour la semaine sainte ; je me rappelle ces mots de maître, gardés depuis trente ans comme un talisman : « Et il ne nous reste rien, si nous ne comblons pas d’éternité nos vies éphémères »…

Mercredi 8 avril 2009 ; Bruxelles.
– Hier, dans le train, je tombe sur ce passage du « bloc-notes » de Mauriac, daté du 2 juin 1955 - à l’approche de son soixante-dixième anniversaire, le maître médite sur l’âge : « Plus rien à espérer du dehors. Nous ne disposons plus que de ce que nous aurons engrangé et de ce que nous sommes devenus. Il ne nous reste que nous-mêmes ». Voilà exactement ce que j’éprouve aujourd’hui (à 52 ans), me sentant tout entier replié sur ce que j’ai vu, dit, fait, depuis trente ans, le plus souvent dans le brouillard, et que je veux à présent pouvoir comprendre. Comprendre : un peu comme une vache qui a trop parcouru le pré, a trop brouté, n’a plus d’autre envie ni d’autre besoin que de ruminer – et qui va lentement s’affaler sous l’arbre, laissant retomber les lourdes paupières fatiguées d’avoir vu tant de choses.

En politique, décidément, tout commence et tout finit par des questions de défense.

Dans une notre adressée au ministre des Affaires étrangères le 17 juillet 1961, de Gaulle écrivait : "Quand on ne veut pas se défendre, ou bien on est conquis par certains, ou bien on est protégé par d'autres. De toute manière, on perd sa personnalité politique." Qu'on veuille bien s'interroger un instant sur ce que signifie la perte de toute personnalité politique en temps de crise : c'est la perte de la souveraineté, c'est-à-dire de la capacité d'agir, de la capacité de vouloir, de la capacité de répondre par une politique rationnelle et continue aux défis du monde. Privé de tout instrument pour y répondre, un pays attaqué sur les multiples fronts de ce que l’on appelle « la crise » est balloté comme bouchon sur l'océan, et ladite crise, n’étant finalement plus maîtrisable, se prolonge jusqu’à se transformer peu à peu en une lente décadence. Telle est la portée de la souveraineté qui, parce qu’elle est la condition de toute autorité publique, ne se divise pas, ou c’est l’autorité politique et donc la capacité de réponse collective qui s’étiole. Et de même, l’indépendance, qui n’est jamais une réalité mais toujours une tension vers la liberté collective, une sorte de « bras de fer » qui fut bel est bel l’élément organisateur de la Vème République à ses origines, ne saurait se relâcher un seul jour, ou toute sa crédibilité s’effondre d’un coup. Quand de Gaulle écrit dans ses mémoires "il faut désormais que ce que nous faisons et disons le soit indépendamment des autres", il formule une exigence simple mais terrible, une constance de l’effort d’indépendance et de souveraineté qui est celle de toutes les nations libres, mais que nous semblons avoir presque complètement perdue de vue.


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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 12:31

Lundi 6 avril 2009 ; Paris. – Comment ai-je pu vivre ainsi dix années durant, parmi les trains attrapés au vol (ou ratés), les restaurants interminables, les hôtels toujours trop bruyants, les listes de choses à faire et jamais faites, les téléphonages expédiés, les courriers laissés en piles sur mes quatre ou cinq bureaux, les amitiés sacrifiées, les articles bâclés, les lectures inachevées, les projets de livre à peine esquissés et presque toujours laissés en plans ? Je vais enfin pouvoir revoir mes amis, lire tranquillement de grands livres, et m’atteler aux miens, avec conscience et constance, sine ira et studio. Et tout cela grâce à un milliardaire de Washington ! C’est à croire que la CIA a décidé de sponsoriser mon œuvre… Ce matin, je me vois heureux comme je ne l’ai pas été depuis longtemps.

Quant aux éminences, elles ne quittent plus les cimes ces jours-ci, et chacun les admire volant de sommet en sommet : après Londres jeudi, c’était hier Strasbourg, et c’est aujourd’hui Prague… Du sommet de Strasbourg, il y a bien des choses à dire : d’abord, sur la renonciation désormais complète et officielle, de surcroît pompeusement mise en scène, aux derniers signes de l’indépendance ou plutôt de la singularité française ; mais sur ce Canossa flamboyant, j’ai déjà beaucoup écrit, et jusque sur le blog de Dame Lévy, « Causeur » (Valeurs Actuelles me refusant un article sur le sujet, - comme sur tous d’ailleurs depuis janvier dernier, c 'est à dire depuis mes démêlés avec Libertas…). Ensuite, sur le rôle qu’a joué dans ce retour l’« Europe », c’est-à-dire principalement l’Allemagne : la curieuse présence d’Angela Merkel pour célébrer « les retrouvailles franco-américaines » était à elle seule fort éloquente. On touche ici du doigt l’enfermement euro-atlantique dans lequel s’est laissée prendre la diplomatie française, laquelle non seulement désavoue le Général de Gaulle, mais signe l'échec de ce qu'il a voulu que fût la Vème République. Double échec, d’ailleurs, à l’échelle de l’Europe comme à celle du monde : la concomitance de cette annonce avec celle de l'installation d'une brigade allemande en Alsace, à Ilkirch, et le fait que, par sa présence même lors des cérémonies d'avril à Strasbourg et Kehl, la Chancelière semble parrainer le retour de Paris dans le giron de Washington bafoue la politique franco-allemande telle qu'elle fut fondée entre 1958 et 1963 : alors que de Gaulle tenta d’amener l’Allemagne sur la voie d’une Europe indépendante, c’est aujourd’hui l’Allemagne qui nous ramène à l’alliance américaine ! Enfin, il y aurait à dire deux mots sur le jeu turc, toujours purement et férocement national : Ankara, après l’avoir habilement refusé, a fini par céder sur Rasmussen, candidat des Etats-Unis au secrétariat général de l’OTAN (après l’avoir été à la présidence de l’Union européenne, autre signe du parfait emboitement UE/OTAN), l’initial refus ayant sans doute pour but d’obtenir une promesse d’accélération du processus d’adhésion à l’UE. Pour que la boucle soit bouclée, ladite adhésion est d’ailleurs ouvertement sanctifiée aujourd’hui par M. Obama à Prague… Sur ce sujet comme sur d’autres, quoi que veuille ou dise M. Sarkozy, il n’est plus qu’une paille.

Dimanche 5 avril 2009 ; Mirebeau. – E. met toujours autant de soins à la préparation du dîner du samedi soir ; ce sont à présent de véritables sardanapales, d’autant plus heureux que nous sommes seuls. Ce fut ainsi, tout à l’heure, fameuse pause dans le carême. Puis, nous renouons avec la tradition des verveines du soir, tradition un peu perdue cet hiver, nos provisions des années passées étant épuisées depuis lurette. Il nous a donc fallu presque une heure pour emplir les bocaux avec les tas de feuilles qui ont séché cet hiver dans une chambre du premier étage; la cuisine en est toute embaumée, d’autant que nous jetons dans le feu les brindilles trop sèches, et diverses autres herbes ; je crois que les chats eux-mêmes, allongés l’un face à l’autre devant la cheminée, se sont laissé bercer par les parfums, jusqu’à s’endormir, ou bien à rêvasser, les yeux mi-clos, comme des opiomanes…

Pendant ce temps, le grand monde est pris dans la cavalcade des sommets, provoqués par la tournée européenne de l’Empereur Obama. Le maître étant là, c’est l’heure des grandes décisions - attendu que plus aucun de ses personnages n’envisage plus d’en prendre en dehors du directoire – lequel compte désormais 20 membres. Quelles décisions ? Finalement toujours les mêmes : précautions cosmétiques (actuellement, traque aux paradis fiscaux, condamnables mais simples épiphénomènes de la mondialisation tous azimuts), et, surtout, injections à hautes doses de liquidités, dénommées « plans » ; ceci fait, on pose pour les photographes (les « photos de famille », ce qui en dit long sur l’unité de ces messieurs-dames tandis que le monde s’effiloche de toutes parts), puis on se sépare avec des bisous. Et roule comme par devant le bienheureux mondialisme ! Sur « France Culture » ce matin, Jean Claude Casanova concluait ainsi sa réflexion sur le sommet de Londres : « ils ont réussi à sauver le mondialisme ». Que dire d’autre, en effet ?


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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 12:33

Samedi 4 avril 2009 ; Mirebeau. - Ai-je déjà noté ce détail de la vie mirebalaise ? Je ne sais plus, et pourtant, il m’enchante depuis plusieurs années : bon nombre des commerçants, par exemple le boucher du marché, le samedi matin, ou le pépiniériste, ont gardé le reflexe, que je crois ancien (l’est-il vraiment ?), de serrer la main de leurs clients avant de les servir. C’est une civilité charmante, un signe de reconnaissance qui enveloppe joliment le rapport commercial. Aller au marché dans ces conditions c’est, comme on dit, « tout autre chose »…

IL arrive au mouvement « anti-OTAN » ce que je notais avant hier à propos des anti-mondialistes et des « anti-U.E. » : hier au soir, à Strasbourg, les manifestants « anti Obama » scandaient: « No nation, no boarder, no NATO ! » ; en somme, les opposants sont tout autant convertis au système mondialiste que ceux qui en profitent ; le mondialisme anarchisant a finalement réussi a inclure ses détracteurs, à les former sur son propre modèle, en sorte qu’il n’a presque plus d’opposants ; mais n’est-ce pas ce que font les anciens souverainistes ? Eux aussi entonnent la chanson européenne, sans même se rendre compte qu’ils entrent dans le cœur de ce qu’ils comptaient combattre. En somme, sur quelque front que ce soit, il n’y a plus qu’à tirer son rideau…

Vendredi 3 avril 2009 ; Train Paris-Chatellerault, dans les songes. - Il faudra que je raconte un jour ce qui s’est passé au cours de ces deux mois rocambolesques de février et mars ; pour moi, une formidable accélération idéologique : sous couvert de gagner des élections, on oublie tout, on largue par dessus bord ses propres mots, et l’on finit par épouser les mots de ses adversaires, par répéter « nous sommes pro-européens », brouillant toutes les pistes et tous les repères… Mais n’est-ce pas (un peu) de ma faute ? Trop convaincu sans doute que toute politique vivante est d‘abord un pragmatisme, j’en ai bien trop négligé de visser à tous le moins quelques boulons idéologiques ; du coup, ceux la mêmes qui croient servir la meilleure cause, mais croient utile et « stratégique » d’endosser le vocabulaire de son adversaire, finissent sans même sans rendre compte par les servir. On a déjà vu cela avec l’association dénommée ATTAC, qui fut à l’origine pétrie de bonnes intentions, supposant même, à propos de la taxe Tobin, rétablir un certain contrôle des Etats-nations sur les transactions financières mondiales, et qui, « d’anti-mondialiste », devint « alter-mondialiste », et finalement endossa le discours anti-national qui semble être à ce point dominant que même ses opposants spontanés finissent pas l’adopter…


Jeudi 2 avril ; Paris. - En fait d’oligarques apatrides, j’en tiens un, fameux : un certain Mestralet, prénommé Gérard. Ce « grand patron » est actuellement en bute à de multiples révélations sur son salaire faramineux, son train de vie, son parachute doré, ou argenté, ses indemnités de ceci ou de cela, le tout sans aucun rapport avec les performances de la société qu’il dirige – ni, bien entendu avec la situation de son pays et celle de son peuple. Pourtant, M. Mestralet n’a pas tout à fait rayé le mot patriotisme de son vocabulaire : c’est lui qui, au lendemain du 11 septembre 2001, annonça fièrement qu’il différait l’entrée de son groupe en bourse – celle de New-York. Motif : dans des circonstances où le peuple américain est défié comme jamais, expliqua-t-il, « nous devons tous faire preuve de patriotisme » !


Mercredi 1er avril 2009 ; Bruxelles. - Ainsi donc, il se pourrait bien qu'il n'y ait aucune liste souverainiste proposée aux suffrages des électeurs lors des prochaines européennes. Je dis « souverainiste » mot qui désigne le mouvement de pensée posant comme condition première de toute politique la souveraineté nationale et populaire (dans le monde, celle des nations et non des empires ; dans les nations, celle des peuples et non des oligarchies), mot et appellation qui ne me font pas peur… Or, ce « logiciel » là, vieux comme la France, est en train de disparaître sous nos yeux.

Certes, j'ai toujours entendu que le mot souveraineté soit d'interprétation aussi large que possible pour que les uns et les autres, chacun avec ses traditions et ses mots propres, puissent converger vers elle, et se retrouver sur un impératif minimal : « rien que la souveraineté, toute la souveraineté » ; c’est d’ailleurs de ce rassemblement souple, autour de ce point de communion unique mais suffisant, que je rêve depuis longtemps. Mais tout de même, on ne peut aller aussi loin dans le flou idéologique, et se prétendre encore défenseur de la souveraineté quand on n’utilise jamais ce mot, que l’on ne remet pas en cause l’existence même de la mécanique sur-nationale ni ses instruments institutionnels, et que l’on se contente de « plan B », d’aménagements démocratiques, ou qu’on reproche tout simplement aux institutions de Bruxelles et cie de coûter cher. Or, c’est bien sur cet étonnant repli idéologique que démarre la campagne de Libertas et de ses correspondants pour la France, MPF et CPNT dont le discours ne mentionne même plus, plus du tout du tout, le simple mot de souveraineté. D’ailleurs, peut-on prétendre reconquérir la liberté de la France quand on court sous les couleurs d'une organisation qui se présente elle-même comme « pan-européenne » et qui se trouve être la propriété exclusive d’un homme auquel on n’a jamais entendu exprimer le moindre souci de l’indépendance des nations ? Mr. Ganley, répète que « l’euroscepticisme est mort », envisage l’institution d’un président de l’U.E. élu au suffrage universel, prétend que l'Europe "a besoin d'une constitution" - je ne fais ici que traduire le stupéfiant "Europe needs a Constitution" que l'on entend et que l'on voit sortir de sa bouche dans un clip constitué à partir d'images réunies par des nonistes irlandais, qui, sous le nom d' antilibertas circule actuellement sur you tube.

Comment admettre un tel virage idéologique ? Avec un pareil attelage, le mot souveraineté que ses ennemis n'ont cessé de discréditer tout au long du XXème siècle et que j'avais réussi avec quelques autres à replacer sur la scène politique voici dix ans, se brouillera de nouveau durablement - et disparaîtra peut-être pour toujours. On ne peut davantage nommer souverainistes les démangeaisons qu'exprime ces jours-ci le CNI sous l'impulsion de quelques esprits certainement capables de concevoir à peu près clairement quelques failles de l’UE, mais qui ne peuvent guère aller très loin aussi longtemps qu'ils se comptent dans la « majorité » d’un Président acharné à faire voter une Constitution européenne sous l'appellation mensongeuse de mini-traité. Pas davantage que l’on ne saurait qualifier de souverainistes ceux qui tout simplement récusent ce mot, et prennent un plaisir malicieux à le confondre avec une sorte de monarchisme dissimulé, comme s’il n’allait pas de soi que la souveraineté était aujourd’hui celle du peuple, du peuple souverain, celui là justement que veut torpiller la petite bande des oligarques apatrides ?

D’ailleurs, si toutes ces listes sont dispersées, n'est-ce pas justement l’inéluctable conséquence de ce que personne, du moins parmi les états-majors, n'ose aller vers le point de convergence, la souveraineté nationale et populaire, et s’y tenir ? Le sujet des élections européennes n’est pas tant « l’Europe » que la France : rien n’est possible en fait d’Europe, aussi longtemps que la France ne s’appartient pas ; toute forme de solidarité organisée entre les Etats européens est possible dès lors que les Français se sentent responsables de la France, qu’elle est leur instrument de participation au monde, qu’il perçoivent clairement l’originalité de sa civilisation, de ses principes propres et de sa voix dans le monde : aussi longtemps que ces conditions ne sont pas remplies (il est à peine besoin de dire qu’elles ne le sont pas aujourd’hui), toute forme d’Europe n’est pour les Français qu’un abandon supplémentaire de leur être propre. Il faut donc commencer par rendre la France souveraine ; après quoi, on pourra concevoir des « programmes » pour la France ou pour l’Europe »… A-t-on jamais songé à demander un programme à Jeanne d'Arc, à Clémenceau ("mon seul programme c'est la guerre"), ou à de Gaulle - ceux qui s'y sont essayé à Londres furent bonnement envoyés sur les roses… Le seul programme de la France libre était de libérer la France – et sa seule enseigne « Honneur et Patrie ». Les programmes de redressement, c‘était pour Vichy, où l’on put vérifier jusqu’à l’absurde, qu’il était impossible de réformer un pays qui ne s’appartenait plus, et qu’a force de patiner dans l’irrémédiable, on ne pouvait que glisser un peu plus dans les bras de ses ennemis…

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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 16:07
Quand un euro-enthousiaste fait la campagne de Villiers

Samuel Laurent (lefigaro.fr) 23/04/2009



Le fondateur et ex-président du parti pro-libre échange et pro-européen Alternative Libérale, est en charge, via son agence de communication, de la campagne virale du parti souverainiste Libertas pour les européennes.
Le mystère «L pour Libertas», du nom de cet internaute qui a posté des vidéos vantant, par l'humour, les mérites de Libertas, plateforme souverainiste européenne, représentée en France par Philippe de Villiers et Frédéric Nihous, s'éclaircit. Il s'agit bien, comme nous l'avons relaté mardi, d'une agence de communication sur Internet et non pas d'un particulier.
Mais l'affaire prend une tournure plus politique, puisque la personne chargée du web dans cette agence ne serait autre que… Edouard Filias, l'ex-président d'Alternative Libérale, parti pro-européen et opposé aux idéaux souverainistes de Libertas.
«L pour Libertas»

Petit retour en arrière. La semaine dernière, un mystérieux «L pour Libertas», dont l'avatar masqué reprenait le look du personnage d'anarchiste de la BD «V pour Vendetta», poste deux vidéos parodiques reprenant, en les re-doublant, des scènes de X-Men épisode III et de StarWars. Les deux clips, bien relayés, connaissent un succès certain.
Interrogés, les responsables de la campagne de Philippe de Villiers et Frédéric Nihous expliquent qu'il s'agit d'initiative de militants avec lesquelles ils n'ont rien à voir. Mais la qualité des vidéos et la rapidité de leur succès intrigue plusieurs blogueurs et journalistes. Quelques indices ne trompent pas : Par exemple, «L pour Libertas», pourtant anonyme, bénéficie sur Dailymotion d'un compte «Official Content», qui requiert la signature d'un contrat. Il a également sa page sur Facebook, son groupe d'amis… Bref, tout cela fait fortement penser à une opération de marketing dit «viral» pilotée par une agence.
Mais laquelle ? Dans un premier temps, tous les regards se tournent vers l'Enchanteur, la société d'Arnaud Dassier, spécialiste de ce genre d'opérations, recrutée par Libertas pour la campagne (comme on pouvait le lire sur cette mention sur le site, effacéée depuis, mais visible par le cache Google). Contactée, celle-ci reste muette. Il faut dire que les enjeux dépassent la simple polémique autour du caractère amateur ou non des vidéos : ce type de stratégie, consistant à utiliser un prête-nom qui n'apparaît pas dans les comptes de campagne, pourrait permettre de dépenser plus que le plafond financier d'un million d'euros par liste autorisé pour la campagne.
Du libéralisme au souverainisme


Nouveau rebondissement jeudi : selon nos informations, mais aussi celles du blog Eurojunkie, l'adresse IP laissée par «L pour Libertas» sur plusieurs sites où il a déposé des commentaires, correspond à celle de la société SD conseil, située 130 rue de Villiers à Paris. Or, cette société n'est autre que la filiale chargée des études d'opinions pour Image & Stratégie, qui, selon le journaliste politique Laurent de Boissieu et d'autres sources, travaille avec l'Enchanteur à la campagne de Libertas. Un travail que l'intéressé reconnaît d'ailleurs sur Arrêt sur Images ou sur Le Post
Image & Stratégie, qui était dirigée par Thierry Saussez avant son départ pour le service d'information du gouvernement, a recruté pour ses opérations sur le web Edouard Filias. Or ce dernier fut le fondateur de «Liberté Chérie», une association libérale, qui s'est illustré par son soutien au gouvernement lors du conflit pour les retraites. Edouard Fillias a ensuite fait de son association un parti politique, Alternative Libérale, dont il a quitté la direction récemment, son épouse Sabine Herold, prenant la présidence du mouvement.
Lorsqu'il militait pour les valeurs du libéralisme, Edouard Fillias prônait «la création d'un Etat fédéral européen chargé de remplacer l'Union européenne et de représenter ses membres vis à vis du monde extérieur» et voulait «démythifier le marché». Une position qui ne pourrait être plus éloignée de celle, eurosceptique et hostile à la «dictature» des eurocrates et du marché, défendue par Libertas.
Alternative Libérale est également en campagne pour les européennes. Au siège du parti, on se montre étonné d'apprendre le rôle joué par l'ex-chef de file du mouvement.
Interrogé par lefigaro.fr dans la soirée, Edouard Fillias précise qu'il a «cessé tout engagement politique voici un an et demi» et assure : «si je devais adopter toutes les opinions politiques de mes clients, je ne m'en sortirais pas ! » Il insiste par ailleurs pour préciser qu'il travaille «uniquement pour l'Enchanteur, pas pour Libertas».
Le directeur de campagne de Libertas, Jérôme Rivière, assure qu'il est «ravi de cette campagne et de ces vidéos amusantes», tout en refusant de confirmer qu'elles proviennent de son prestataire. Il assure par ailleurs qu'il n'y eu «acune loi d'enfreinte».
A voir. Car si le lien entre les vidéos de «L pour Libertas» (qui vient d'en poster une nouvelle) et la formation de Nihous et Villiers est établi, ces derniers devront intégrer le coût de cette production dans leurs comptes de campagne. Sans parler des droits d'auteur des images issues de trois blockbusters hollywoodiens.
Par Quotidien de Babylone - Publié dans : Europe - Communauté : Le Club des Citoyens
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 09:19

Bloc-notes de Paul-Marie Coûteaux.

31 mars 2009 - Bruxelles -
Le Monde de ce soir publie un article fort malveillant sur Philippe de Villiers qui, à en croire ses auteurs, ferait du traitement et indemnités des Commissaires européens un thème de sa campagne. L'article a beau jeu de mettre, en regard du traitement annuel d'un commissaire européen, le montant des revenus que valent à M. de Villiers son siège de député et sa fonction de Président de Conseil général de Vendée : l’hostilité des médias contre nous ne se connaît plus de bornes.

 

Mais ce n'est pas pour cette raison que Philippe de Villiers aurait tort à mon avis de faire campagne sur ce thème. Peut-être est-il de bonne guerre de pointer l'énorme coût de la machine (L'Indépendance a publié de multiples papiers sur ce thème où il apparait que l'UE dans son ensemble coûte fort cher au budget de l'Etat, et de même avons-nous publié plusieurs articles montrant que la contribution financière globale à l'Union européenne est bien plus élevée que ne le sont les primes ou versements divers que reçoit la France en retour, dans le cadre de la politique agricole ou régionale. Mais en fait de coût, le coût majeur est ailleurs : qu’il lui soit impossible de mener en tout domaine une politique conforme à ses intérêts, voilà, de loin, ce qui coûte le plus cher à la France.

 

Il en va de la question européenne comme de la crise du capitalisme : on ne peut traiter ni l’une ni l’autre par le petit bout de la lorgnette : parachutes argentés, primes en tous genres, ce ne sont là que des épiphénomènes sur lesquels nous aurions tort de polariser la réflexion ou la vindicte publique : c’est le Système qui est fou, comme est folle la machinerie européenne. Les différentes primes, "options" et  "parachutes" dorés ou argentés sont en effet scandaleux, mais c’est la mondialisation à tout va, autrment dit l’archie marchande, et la bride laissée sur le cou du système financier par l’abdication générale des pouvoirs, politiques ou moraux, qu’il faut remettre en cause ! De même, s'il est en effet inadmissible qu'un commissaire européen reçoive un traitement comparable à celui d’un chef d'Etat, le plus grave est dans le dérèglement d'un système qui n'a plus aucun lien avec le service d’aucun peuple, ni même avec la plus simple raison, et qui du coup enfle sans aucun contrôle comme une baudruche monstrueuse. Ce n'est pas tant le coût du système, et les formes de rémunérations de ses valets, que son principe même qu'il fait remettre en cause ; particulièrement, ce n'est pas le salaire des commissaires européens qui doit être un thème de campagne mais la Commission européenne elle-même, laquelle est à supprimer tout simplement ! Diviserait-on par deux le traitement des Commissaires (une goutte d’eau, d’ailleurs, et M. de Villiers le sait bien), la Commisssion n’en resterait pas moins toxique au plus haut point. Les forces d'occupation sont toujours onéreuses, mais c'est leur existence même qu'il faut oser remettre en cause ! Qui l’ose encore ?

 

 

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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 10:24

Alain Bournazel
,
secrétaire général du RIF et
auteur de Éducation Formation, l'Echec des Réformes
qui vient de paraître aux Éditions Arnaud Franel, sera l'invité de la chaîne Public Sénat,

Le jeudi 9 avril, de 18 h 00  à 18 h 30.

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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 09:14

Bloc-notes de Paul-Marie Coûteaux.


Lundi 30 mars, Paris.
Tout à l’heure, coup de fil d’une aimable dame, assez haut perchée, me semble-t-il, dans l‘organigramme du CSA, qui me fait savoir « de la part du président Boyon » ( personnage sympathique que j’ai en effet rencontré récemment), que le Conseil Supérieur de l’audiovisuel surveillera l’égalité d’accès des « têtes de liste » aux grands médias, cela à partir du 27 avril…

 

Fort bien ; mais depuis des semaines, on voit tout le monde sauf nous. Madame de Sarnez, qui doit avoir un bon attaché de presse, ou peut-être même un « service de presse » (toutes choses dont je n’ai pas l’ombre) est fort présente. Elle a tout loisir de s’exprimer ici ou là ; de même MM. Besancenot, Désir, ou Cohn Bendit, sans rien dire de Michel Barnier, autres têtes de listes d’ores et déjà pré-selectionnées par son Excellence le Système. Je dis à mon interlocutrice que je suis particulièrement époustouflé par l’insolence de la rédaction de « FR3 Ile de France » qui ne m’a pas convié une seule fois en cinq ans de mandat, bien que je sois l’élu de cette région, et que les autres « têtes de liste » l’ont été, et pour certains plusieurs fois. Mon interlocutrice me répond que cela n’est en effet pas normal, et qu’elle va voir ce point - mais je crains bien que ce soit tout vu, ou tout pas vu…

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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 09:10

Bloc-notes de Paul-Marie Coûteaux.

Vendredi 28 mars 2009, Paris.
-  Le Figaro annonce l’éviction de Claude Durand, puissant directeur de Fayard et dernier ( ?) archonte indépendant de la rive gauche, qui a le grand tort de publier de temps en temps des ouvrages dissidents - cet hiver une biographie de Bernard Kouchner par le sagace Péan, ou il y a quelques années, un essai vitriolé du même Péan (avec Philippe Cohen) sur « La face cachée du Monde ». Trop libre celui-là pour que les magnats qui, désormais, tiennent à peu près tous les éditeurs de Paris, n’aient finalement sa peau. En février, c’était l’intrépide Chauprade que le ministre de la Défense évinçait de son cours à l’Ecole Militaire… Ça se corse, décidemment ; il est grand temps de quitter pareille scène…  

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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 08:59

Bloc-notes de Paul-Marie Coûteaux
 

Mardi 24 mars 2009 ; Strasbourg. – Dans l’actuelle confusion, quel moyen de faire campagne – tout simplement, de parler aux Français ? Les rares journalistes qui s’intéressent à nous ne le font qu’à l’occasion de nos divisions ; tentons-nous de parler d’autre chose, ils se détournent aussitôt. C’est au point que je me demande si, au cas ou nous serions unis, quiconque  connaitrait notre existence… Je n’ai pourtant qu’une seule idée à développer  et ne peux mieux la formuler que par ce raisonnement simple : la crise fera comprendre aux Français qu’il leur reste pour seul secours la France, que la France suppose une politique française, c’est-à-dire nationale, rationnelle, impartiale et protectrice, et que toute politique française suppose une souveraineté nationale.  

 

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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 09:10

Bloc-notes de Paul-Marie Coûteaux.

Dimanche 22 mars.
– De nouveau, l’angine qui me tient depuis des semaines  (depuis mes hésitations de Fontgombault !), revient à la charge au premier coup de froid, me clouant à Paris. Cette semaine, il n’y aura pas de jeux avec les chats ; je pense à eux, imaginant bêtement qu’ils sont malheureux…

 

Ce qui me rend malheureux, moi, ce sont les commentaires des radios et télévisions sur les propos qu’a tenus S. S. Benoît XVI relativement à un point de doctrine que je croyais indiscutable, la nécessité de la fidélité conjugale, propos que je ne connais pas exactement (il est frappant qu’aucun journaliste n’ait le scrupule de les citer…), et que j’entends commenter et sans nul doute déformer en tous sens. Mais ce n’est sans doute pas telle ou telle expression qui est discutée, aujourd’hui pas plus qu’en d’autres occasions : ce qu’on lui reproche, c’est simplement d’être pape. Ce monde ne veut pas de pape. Il ne veut pas d’autorité morale, de quelque sorte que ce soit ; or, ce pape a le grand tort de réussir à en incarner une aux yeux de centaines de millions de personnes. Voilà bien ce que l’anarchie dominante (le refus de toute autorité, selon l’étymologie même du mot a-archie, dont je m’étonne qu’il ne soit pas plus employé), ne saurait souffrir… 

 

Plus que jamais, l'Histoire s'écrit dans la lutte entre les différentes figures de la puissance brute (aujourd'hui celles de l'argent) et, face à elle celles de l'esprit. L'Eglise  et par dessus tout le Pape Benoit symbolise l'exigence spirituelle - lui plus que tout autre parce qu'il est plus intransigeant peut-être que tous les autres. Ainsi, il s'est en somme offert en cible idéale aux marchands flanqués de leurs relais médiatiques – les journalistes étant d’ailleurs eux-mêmes principalement des marchands. La suppression de la diffusion de la messe de minuit par la télévision Française, la déformation systématique du rôle du Vatican pendant la seconde guerre mondiale, comme les diverses campagnes récentes montrent  par leur mauvaise foi une évidence jamais dite : l’anarchie marchande doit  abattre par tous les moyens cette éclatante opposition spirituelle, la dernière qu’elle ne parvient pas à circonvenir. Les figures de ce gigantesque combat sont multiples, quelquefois épisodiques ; que l'on songe aux enjeux financiers des manipulations génétiques comme aux différentes formes du commerce de la mort que cache de plus en plus mal le débat sur l'euthanasie, ou bien à la résistance certes tardive de l'Eglise au maintien  du dimanche férié, dernier îlot échappant au monde marchand. Mais ce ne sont là que les aspects les plus visibles d'une lutte immense et sourde entre deux conceptions du monde, des hommes de la vie : la glorification multiforme de la matière ou l'immarcescible revendication du primat de l'esprit.

 

 

                                                                        *

 

Lundi 23 mars. Strasbourg. Grande agitation en cette période dite de « fin de mandat » ; un de mes collègues me dit que « tout crisse partout» (j’ignorais ce néologisme, mais il est certainement de saison) et me raconte que M. le Gouverneur  du Texas a récemment signé un arrété « d’ordre public » autorisant les propriétaires de maisons individuelles à tirer sur les  vagabonds. Je ne peux pas le croire : cela peut-il être vrai ? Quand je me hasarde à regarder les informations télévisées, j’ai souvent peine à croire que l’on ait atteind de tels degrés de barbarie. Le monde dit « libre », ravagé par l’anarchie matérialiste devient ahurissant. « Je vois Satan tomber comme la fondre », disait René Girard…

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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 09:05

Nous avons le plaisir de vos inviter au prochain colloque de l’Institut Périclès


Mardi 7 avril de 19 h 00 à 21 h 30


En Sorbonne – 17, rue de la Sorbonne – Amphithéâtre Milne-Edwards Modérateur


LA RENTRÉE DE LA FRANCE DANS L’OTAN : CAUSES ET ENJEUX


  Jean-Paul Bled, Président de l’Institut Périclès


Intervenants


- Paul-Marie Coûteaux, Député au Parlement européen et Président du RIF


- Daniel Garrigue, Député de la Dordogne


- Jean-Pierre Arrignon, Professeur à l’Université d’Artois


- Colonel Alain Corvez


- Pierre Dubreuil, Porte-parole du MRC


- Roland Hureaux, Haut fonctionnaire, essayiste


- Christophe Réveillard, Historien


- Philippe de Saint-Robert, Ecrivain

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Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /Avr /2009 22:57

Bloc-notes de Paul-Marie Coûteaux

Vendredi 20 mars. - Paris.
Amusant coup de téléphone, tout à l’heure, d’un fonctionnaire de notre groupe : ce très attentionné personnage me rappelle que nous siègeons la semaine prochaine à Strasbourg et se demande si j’ai l’intention de m’asseoir à ma place habituelle, c’est-à-dire à côté de Philippe de Villiers, dont le fauteuil jouxte le mien dans l’hémicycle. Ne serait-il pas préférable pour moi de sièger parmi un autre sous-groupe, celui des Anglais par exemple, ou des Suédois « avec qui vous vous entendez si bien ? ». Je réponds que, malgré le net différent que nous avons en ce moment, je garde pour M. de Villiers une admiration intacte et que je souhaite siéger à ses cotés  - à moins, bien sûr, qu’il n’y tienne pas lui-même. « Bien, nous allons voir cela » me répond l’aimable émissaire, tout pénétré de sa mission, qu’il n’a pas l’air de trouver si simple.

 

            On verra bien. Raccrochant, je pense de nouveau à ce personnage, au créateur génial du Puy du Fou, au principal homme politique qui a compris en profondeur, je crois, que la souveraineté était la condition de tout, au combattant qui, bien seul en cela, n’est jamais tombé de cheval depuis Maestricht – du moins jusqu’à la si malheureuse affaire Libertas, qui devait bien arriver un jour ou l’autre puisqu’ils tombent tous… reste le panache : y-a-t-il aujourd’hui homme politique français qui ait une allure aussi chevaleresque, tant d’imagination et de créativité ? Je n’en vois pas. Faut-il que sa lassitude soit grande pour qu’il s’aventure dans une alliance si contraire à tout ce à quoi il croit – si contraire, idéologiquement, spirituellement (et même esthétiquement), à tout ce qu’il incarne !... J’ai souvent dit de lui qu’il était avant tout un artiste ; me rendais-je compte de ce que cela signifiait ? Une sensibilité plus vive que celle de la moyenne des hommes, finalement une fragilité plus grande, fait qu’on l’atteind plus facilement que la majorité des hommes politiques – ceux-là ont d’ailleurs le cuir trop épais pour qu’ils soient vraiment honnêtes. La même sensibilité lui inspire aussi, il faut dire, des embardées stratégiques un peu brutales : au positionnement à mon avis excellent de la campagne du Non (Bolkenstein est venu de nous, je l’ai vu comprendre en quelques minutes le parti qu’il s’en pouvait tirer), a succédé quelques mois après la victoire du Non, un tout autre positionnement, sur divers thèmes de société propres à capter un Front national dont il croyait le président incapable d’être de nouveau candidat ; à présent, en voici un autre encore, propre à retrouver un électorat modéré sur le thème : « Non à Bruxelles, Oui à l’Europe », pour ne rien dire des thèmes de Libertas sur la nécessité de rendre l’UE démocratique, nouveau discours qui est vraiment très loin de celui que nous avons développé depuis Maestricht, renouant avec celui, très européiste qu’il tenait il y a vingt ans, du temps qu’il était à l’UDF...

 

Ces embardées solitaires (il n’en parle, au vrai, à personne, et n’écoute personne) supposent qu’on le suivre dans le brouillard. Oui, mais quiconque a un souci de cohérence, et de constance intellectuelle se trouve tôt ou tard obligé de le laisser poursuivre seul ses zigzags… Ai-je écrit « L’Europe vers la Guerre », ai-je dit, écrit, et fait écrire ce qui commence à devenir, cahin caha, un corps de pensée organisé autour du principe de liberté des nations pour m’accomoder à présent d’une Union européenne qu’il suffirait de réformer pour qu’elle devienne acceptable ? Pour épouser tour à tour les embardées du MPF, ou plutôt de son chef, il ne me faudrait plus avoir grand scrupule intellectuel.
Nous jouerons donc jusqu’au bout une pièce de Racine : chaque acteur précipite le drame à proportion qu’il est et reste lui-même… Cela ne nous empêche pas de siéger sur le même banc !

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Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /Avr /2009 22:52

Bloc-notes de Paul-Marie Coûteaux

Mercredi 18 mars. - Paris.
Cauchemar récurrent, ces jours-ci : que plus personne, un jour, n’ose encore croire, tout simplement croire ; que, dans « l’immense termitière » à quoi de Gaulle comparait le monde moderne, personne n’aie le courage d’entretenir une foi –ne serait-ce qu’in lien quelconque avce les autres mondes. Que, de la sorte, plus rien ne dépasse les individus et qu’aucun, conséquemment, ne puisse encore maintenir ne serait-ce que la nostalgie d’une indépendance…

 

L’indépendance, la grande affaire du jour :  ma hantise est qu’il n’y ait plus, partout, sous toutes les latitudes, que de ces petits êtres gris des univers totalitaires, rouages d’un monde qui les dépasse immensément, incapables d’être intensément ce qu’ils sont, si différents les uns des autres – incapbales d’être tout simplement, et de tenir un discours qui leur soit propre – que, finalement, l’Etre n’ait plus de voix. Indépendance d’esprit, indépendance politique, indépendance nationale, c’est tout un.

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Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /Avr /2009 22:07

 

Lundi 16 mars ; Bruxelles. Suis tombé tout à l’heure sur une citation dont je ne doute pas que c’est la providence en personne qui me l’envoie  et que je recopie aussitôt avcecsoin :

 

«  Soyons fiers, fermes et fidèles.

Au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde,

celle des hommes qui n'ont pas cédé . »

 

(De Gaulle - Ordre du jour à la France Libre ; 14 juillet 1941, à Brazzaville).

 

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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /Avr /2009 09:05

J'appelle tous les patriotes à se réunir pour protester contre le retour de la France dans l’organisation militaire intégrée de l’OTAN ce jeudi 2 avril 2009 à 18 heures devant la statue du Général de Gaulle, Place Clémenceau, 8ème arrondissement de Paris (intersection des avenues des Champs-Elysées, Winston Churchill et du Général Eisenhower, sortie du métro Champs-Elysées-Clemenceau). Ce rassemblement, notamment organisé par le Rassemblement pour l’Indépendance de la France (RIF), obéit à un seul mot d'ordre : être en deuil, porter des drapeaux français en berne et jeter des fleurs de chrysanthèmes sur le cercueil symbolisant l’enterrement de l’indépendance de la France. Henri Tisot lira la lettre par laquelle le général de Gaulle signifia en 1966 au président Johnson que la France quittait le commandement militaire intégré de l’OTAN et réclamait conséquemment le départ des troupes étrangères stationnées sur son sol. Pierre Lefranc lira de son côté un message dont nul ne doute qu'il sera la voix de tous les Français attachés à l'oeuvre et à la mémoire du général de Gaulle.

 

    A la veille du sommet de l'OTAN qui, réunissant Mme Merckel ainsi que MM. Obama et Sarkozy significativement à Strasbourg (France) et à Kehl (Allemagne), achèvera la mise sous tutelle de notre indépendance militaire, nous entendons rappeler haut et fort que l'indépendance voulue par le général de Gaulle signifie avant tout que la France est une voix claire et nette dans le monde, et que si la France se laisse intégrée par l'OTAN comme par l'U.E., elle ne se reconnaîtra plus et sera tôt ou tard désintégrée.  

 

    Plus que jamais nous entendons faire comprendre aux Français qu'ils n'ont de meilleures armes que celles de la France, qu'il n'est point de France sans politique française, ni de politique française sans souveraineté. Tel est le seul combat qui m'importe à l'occasion des élections européennes du 7 juin, et plus tard...

 

        Paul-Marie Coûteaux

député français au Parlement européen

Président du RIF

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Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /Mars /2009 15:55

Bloc-notes de Paul-Marie Coûteaux.

Dimanche 15 mars - Mirebeau.
Ici tout respire le printemps ; passé deux heures, l’esprit libre,  à jouer dans le jardin avec les chats.

 

Une certitude domine tout et me dicte une fois pour toute ma ligne : il faut préserver un discours clair sur la souveraineté nationale, sur l'Europe des coopérations organisés entre Etats souverains, sur la pérennité de la politique de la France et ses points cardinaux. Les actuels errements de certains dirigeants le compromettent si lourdement que les Français pourraient ne plus le comprendre non point seulement lors de la prochaine campagne mais pendant de longues années ensuite. Si quelqu'un ne tient pas le discours, dénommé souverainiste, qui n'est autre qu'une sorte de mise à jour des points cardinaux de la politique ancestrale de la France, ce discours que nous avons patiemment élaboré depuis Maastricht non sans succès (voire référendum 2005) pourrait bien se perdre durablement. Ne serions-nous plus qu'une petite escouade à le faire vivre et à l'illustrer, nous n'en continuerions pas moins à le tenir jusqu'au bout !

Mardi 17 mars. - Bruxelles. Vives attaques contre le Saint Père, qui n’est décidemment pas tendance.  Mais il y a ceci : s’il épousait les querelles et les caprices du temps, en somme s’il devait se noyer dans le monde, que pourrait-t-il encore lui apporter ?



Mercredi 18 mars. Paris. Cauchemar récurrent, ces jours-ci : que plus personne, un jour, n’ose encore croire, tout simplement ; et conséquemment, en soit plus qu’un rouage, n’ose plus tenir un discours d’Indépendance – indépendance nationale, indépendance tout court ; que, dans « l’immense termitière » à quoi de Gaulle comparait le monde moderne, plus personne n’ait encore une foi, que plus rien ne dépasse aucun être et qu’aucun, conséquemment, puisse encore garde le goût et à l’esprit d’Indépendance ?

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