Désormais, des extraits, portant particulièrement sur des sujets politiques du bloc-notes de Paul-Marie Coûteaux figureront sur le blog du RIF « Le Quotidien de Babylone », actualisé plusieurs fois par semaine. Rappelons que ce bloc-notes est aussi consultable sur le site  www.pmcouteaux.org et que les extraits relatifs aux affaires européennes paraissent dans le mensuel « L'Indépendance ».   

 

Samedi 10 janvier 2009 6 10 /01 /Jan /2009 21:17

Bloc-notes de Paul-Marie Coûteaux

Dimanche 14 décembre ; Mirebeau.
-
Remettant de l'ordre dans les journaux de novembre, je tombe sur l'incroyable flot de commentaires qu'a charriés la victoire de Barack Obama. "Un président pour le monde" a titré la presse Rothschild (Libération); "Obama a comblé le vide que le monde attendait confusément....." commenta de son côté un Ponte du matin ; "The World Président" titrait un autre… Je tombe finalement sur l'exquise exclamation de Rama Yade au lendemain de cette grande victoire : "Aujourd'hui, on a tous envie d'être américain" ; à bien y regarder, c’est une  déclaration stupéfiante dans la bouche d'un membre du gouvernement français.

 

Or, pourquoi ce tam-tam? Parce que le vainqueur est métis. C'est exactement accorder des droits particuliers, ou, si l’on veut, une préférence particulière, à une personne en raison de ses origines raciales : définition même du racisme.

 

Il y a quelques années, j'avais trouvé un peu excessif le rapprochement qu'avait osé Jean Baudrillard entre les associations du type SOS, par exemple « SOS Baleines », et l’opération dénommée « SOS Racisme » : il estimait que son effet, sinon son but explicite, était de sauver le racisme comme d’autres se proposaient de sauver les baleines. Finalement, Baudrillard voyait juste, c'est bien l’antiracisme officiel qui a sauvé le racisme : entreprise subtile et paradoxale de réinterprétation générale de la vie sociale selon la grille des appartenances ethniques ou raciales. SOS Racisme, la HALDE et consorts auront même réussi à installer au grand jour en France un racisme jusqu’alors camouflé, et bien moindre, et qui l’avait même dépassé sous l'appellation unifiante de citoyenneté. Ce tour de passe-passe idéologique est encore une performance de la gauche : Taguieff a montré que l’antisémitisme, et le racisme, furent plutôt de gauche, du moins au XIXème siècle; l’Affaire Dreyfus permit à la gauche d’exorciser ses démons ; voici qu’elle y retourne, sous la forme la plus paradoxale et la plus destructrice qui soit, quant à l’unité nationale, mais aussi quant à l’étoffe même dont est faite la civilisation française. 

 

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Samedi 10 janvier 2009 6 10 /01 /Jan /2009 21:11

Le Bloc-notes de Paul-Marie Coûteaux

Samedi 13 décembre 2008 ; Mirebeau. -
L’angine persiste, le temps est exécrable, mais je ne regrette pas d’être allé à Loudun pour une causerie sur « Etre et parler français » : rien ne me soigne mieux que de rencontrer ces petits groupes de Français qui tiennent le flambeau, un peu partout dans le pays, jusque dans les plus petites de ses villes et dans les jours les plus sombres de l’hiver…

 

            Ce soir, après un très récent documentaire d’Arte sur la conversion de Constantin (nombreuses notes, qui se perdront sans doute elles aussi…) , nous tentons de regarder de nouveau l’émission « comique » où paraît Zemmour, que je veux voir une fois dans ses œuvres; or, l’accablement me vient aussitôt : pire que l’exaspération devant tant de bêtise, pire que le terrible ennui, pire même que la trop précise mesure que donne ce genre d’émissions de l’état d’abrutissement de mes contemporains, l’accablement vient d’un constat souvent fait ces dernières années : le comique ne l’est plus, et peu à peu toute trace d’humour public, celui des chansonniers ou prétendus « humoristes » s’évapore : l’esprit reflue à vue d’œil.

 

Or, justement, le mot esprit est fort intéressant : l’esprit d’une personne spirituelle, l’esprit de gens d’esprit, c’est l’esprit que l’on a quand on est cultivé, c’est l’esprit d’une civilisation ; mais c’est aussi l’esprit des esprits, l’Esprit qui luit dans la vie intérieure (la vie spirituelle), l’esprit de l’Esprit saint. Et c’est ce mot esprit dans sa polysémie, dans ses ramifications les plus laïques qui s’efface quand s’efface son fondement  religieux, comme si tout y tenait. Au fond, tout est simple : une religion est non seulement le fondement mais le sang même de toute civilisation : l’art, la passion politique, et la politique même, les œuvres de l’esprit, l’Esprit. Qu’elle s’effondre et toute valeur disparait, jusqu’à supprimer lentement l’imagination, la création, la politique. L’effacement du christianisme en France ne laissera survivre aucune France, même laïque.

 

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Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /Déc /2008 10:05

Bloc-Notes de Paul-Marie Coûteaux

Mardi 9 décembre, Bruxelles.
- Les bourses ont remonté hier ; du coup on entend de nouveau la chanson "sur la crise qui n’était que passagère". Il y a six mois je m'amusais déjà des propos rassurants de ces messieurs-dames : par exemple ceux de Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France qui déclarait le 26 juin : "il n'y aura pas de deuxième vague de la crise" ; ceci quelques semaines après qu'Allan Grenspan ait déclaré que les effets secondaires des subprimes n'étaient pas graves « eu égard à leurs avantages ; globalement, elles ont profité aux consommateurs" (11 avril 2005). Quelques jours auparavant Dominique Strauss-Kahn assurait que "en 2008, la croissance ne connaitrait rien d'autre qu'un ralentissement "(3 avril 2008). On dit beaucoup que ces propos ont pour but de rassurer les marchés : en fait ils ont surtout pour but de rassurer ces messieurs eux-mêmes, cette oligarchie qui flotte dans l'éther, qui littéralement ne touche pas terre –on ne l’appelle pas pour rien la jet society car elle vit en effet dans les avions, dans l'air, en dehors de toute réalité et de toute vérité, n'ayant avec le monde qu'un rapport d'argent, rapport des plus volatile. En permanence il lui faut mentir, et d'abord se mentir. On est stupéfait que les peuples, sous couvert de mondialisation, d'Europe, de fraternité, de paix universelle, etc, aient rendu toutes les clefs à cette engeance là.

 

Les effets de cette gigantesque dépossession des peuples par eux-mêmes, ou du moins par une oligarchie mondialisée qui n'a avec eux nul rapport, sinon des rapports d'aéroport, seront à sa mesure : gigantesques. La crise économique, évidente depuis 2005, la crise financière qui en découle et qui la nourrit en retour, la crise sociale et bientôt politique, tout cela ne fait pas une crise, même pas une crise "systémique" mais une crise sismique c'est à dire un cataclysme. Les prodromes sont multiples en Europe ; ces messieurs-dames appellent "résurgence du populisme" les plus visibles ; on en voit partout les germes notamment dans les jeunesses européennes, aux Pays-Bas, en Autriche, en Hongrie, ces jours-ci en Grèce. Les manifestations qui secouent depuis quelques jours le "berceau de la démocratie" où se succèdent les plans de rigueur imposés par Bruxelles et Francfort pour satisfaire aux critères de l'€uro et les cas de corruptions, et finalement les étapes régulières d’une générale clochardisation d'une partie de la jeunesse (le salaire d'un jeune professeur est de 600 €uros pour un niveau de prix semblable au nôtre), ces « violences urbaines », comme on dit, ne sont qu'un signe avant-coureur de révolte populaire qui dans les prochains mois s'étendra sur toute l'Europe et dont une jeunesse pauvre, voire misérable, désœuvrée et désorientée fournira autant de bataillons prêts à tout tenter.

 

L'erreur de diagnostic que font, pour se rassurer, les oligarchies mondialisées, est une terrible bombe à retardement. Refusant de voir la béance de la mondialisation, système à valeur théologique qui n'autorise la survie qu’aux plus performants, qu'il s'agisse des Etats, des entreprises ou des individus, et qui de ce fait marginalise l'immense majorité des nations et des êtres ; niant l'absurdité du système sur lequel elles trônent et dont elle ne colmatent les brèches depuis 36 ans qu'à grands coups d'anticipation financière, de création de monnaie virtuelle,  ces oligarchies s'interdisent toute sagesse, toute lucidité et finalement toute porte de sortie, emportant le monde entier vers le cataclysme. C'est le fumeur qui, atteint des premiers signes du cancer, découvre qu'il ne tousse plus dès qu'il allume une nouvelle cigarette et qui, croyant la toux passagère, croit se soigner en doublant sa consommation de tabac. Les jeunes Athéniens d'aujourd'hui qui hurlent, brûlent et saccagent, comme ils ont le visage de l'Europe de  demain ! Ce qui triomphe peu à peu, je le répète depuis dix ans, c’est la pure et simple anarchie…

 

 

                                               

 

 

 

 

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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 09:51

Bloc-Notes de Paul-Marie Coûteaux 


Lundi 8 décembre, Bruxelles. – Arrivant dans mon bureau de Bruxelles, je tombe sur cet étonnant verbatim de la rencontre qui eut lieu vendredi dernier au château de Prague, résidence du Président tchèque Vasclav Klaus, entre les présidents des groupes du Parlement européen et lui-même, dans la perspective de la présidence de l’UE qui lui échoit à la fin de ce mois. D’après un témoin de la scène, qui me donne ce document, Daniel Cohn-Bendit annonçait à ses collègues, avant même l’entretien, en fanfaronnant comme à son habitude, qu’il allait « se payer » l’affreux président, coupable de se refuser à signer le traité de Lisbonne tant que l’Irlande ne l’aurait pas fait.  Du coup, la rencontre fut des plus houleuses, au point que la présidence tchèque tint à en publier le verbatim authentifié ; voici ce que cela donne :

 

« Extraits du compte-rendu de la rencontre entre Václav Klaus, Président de la République tchèque, et les membres de la Conférence des présidents du Parlement européen, 5 Décembre 2008, Château de Prague

Daniel Cohn-Bendit : Je vous ai apporté un drapeau, qui - comme nous l'avons entendu - se trouve partout ici au Château de Prague... [propos ironique visant dénoncer l'absence de drapeau européen sur le château de Prague]. C'est le drapeau de l'Union européenne, alors je vais le placer ici en face de vous. Ce sera une présidence difficile. La République tchèque devra s'occuper de la directive sur le travail et le "paquet climat". Le "Paquet climat" européen représente moins que ce que nous aurions souhaité. Il sera nécessaire de maintenir au minimum cela.( ...) Sur le Traité de Lisbonne: Je me moque de votre avis sur ce sujet. Je veux savoir ce que vous allez faire si la Chambre tchèque des Députés et le Sénat l'approuve. Allez-vous respecter la volonté des représentants du peuple? Vous serez contraint de le signer

   Enfin, je veux que vous m'expliquiez quel votre degré d'amitié avec M. Ganley, d'Irlande. Comment pouvez-vous rencontrer une personne dont les finances ne sont pas claires ? Vous n'êtes pas censé le rencontrer dans l'exercice de votre fonction. C'est un homme dont les sources financières sont problématiques et qu'il veut utiliser pour financer sa campagne pour les élections européennes. [M. Cohn-Bendit fait ici allusion à ses accusations d'un complot de la CIA qui aurait versé quelques centaines de milliers d'euros à Libertas, le mouvement anti-Lisbonne de Declan Ganley ; Interrogé à ce sujet, le secrétariat du Congrès des Etats-Unis s'est étonné : "Êtes-vous sérieux Messieurs les Européens ? (...) Est-ce désormais la position du Parlement européen que de dire que la CIA a organisé le référendum en Irlande ?", ndlr) 

Président Vaclav Klaus : Je dois dire que personne ne m'a parlé de cette façon et sur ce ton au cours des 6 dernières années (M. Klaus est président de la république tchèque depuis 6 ans ; il fut réélu en février dernier). Vous n'êtes pas sur les barricades à Paris ici. Je pensais que ces manières avaient pris fin pour nous il y a 18 ans mais je vois que j'avais tort. Je n'oserais pas demander comment les activités des Verts sont financées... Si vous souhaitez que nous ayons une discussion rationnelle pendant cette demi-heure que nous avons, s'il vous plaît donnez la parole à quelqu'un d'autre, Monsieur le Président.  



Hans-Gert Pöttering: Non, nous avons beaucoup de temps. Mon collègue se poursuivre, parce que chacun des membres du Parlement européen peut vous interroger sur ce qu'il souhaite. (à Cohn-Bendit:) S'il vous plaît continuez.

Président Vaclav Klaus: C'est incroyable. Je n'ai jamais rien connu de tel auparavant.

Daniel Cohn-Bendit: Parce que vous ne m'avez pas encore "pratiqué"...

Président Vaclav Klaus : C'est incroyable.

Daniel Cohn-Bendit: Nous avons toujours eu de bons entretiens avec le Président Havel. Et qu'allez-vous me dire de votre attitude au sujet de la loi anti-discrimination? Par ailleurs, je serai heureux de vous informer sur nos financements.

Hans-Gert Pöttering : je donne la parole à M. Brian Crowley (président du groupe UEN).

Brian Crowley: Je viens d'Irlande et je suis membre d'un parti de gouvernement. Toute sa vie, mon père a combattu contre la domination britannique. Beaucoup de mes proches ont perdu la vie. C'est pourquoi j'ose dire que les Irlandais souhaitent le traité de Lisbonne. (quel est le rapport?) Cela a été une insulte, Monsieur le Président, pour moi et pour le peuple irlandais, ce que vous avez dit au cours de votre visite d'État en Irlande. Cela a été une insulte que rencontriez Declan Ganley, un homme sans mandat électif. Cet homme n'a pas révélé les sources de financement de sa campagne. Je veux juste vous dire ce que les Irlandais ressentent. Je vous souhaite que le programme de votre présidence en tienne compte et que vous obtiendrez ce que souhaitent les citoyens européens (aucun n'a justement été consulté sur le traité de Lisbonne, sauf le peuple irlandais qui a dit "non » !). 

Président Vaclav Klaus : Je vous remercie de l'enseignement que je tire de cette réunion. Je ne pensais pas que quelque chose comme cela était possible et n'ai rien expérimenté de tel au cours des 19 dernières années. Je pensais que c'était une méthode du passé, que nous vivions en démocratie, mais c'est la post-démocratie, vraiment, qui gouverne l'Union européenne. 

Vous avez mentionné les valeurs européennes. Les plus importantes sont les valeurs de liberté et de démocratie. Les citoyens des États membres de l'UE sont préoccupés par la liberté et la démocratie, par dessus tous. Mais la démocratie et la liberté sont en train de perdre du terrain dans l'UE aujourd'hui. (...) En ce qui concerne le traité de Lisbonne, je voudrais rappeler qu'il n'est pas ratifié en Allemagne non plus. Le traité constitutionnel, qui est essentiellement le même que le traité de Lisbonne, a été refusé par référendums dans deux autres pays [la France et les Pays-Bas en 2005, ndlr]. Si M. Crowley parle d'une insulte au peuple irlandais, alors je dois dire que la plus grande insulte pour le peuple irlandais est de ne pas accepter le résultat du référendum irlandais. En Irlande, j'ai rencontré quelqu'un qui représente une majorité dans son pays. Vous, M. Crowley, vous représentez un point de vue qui est en minorité en Irlande. Ceci est le résultat concret du référendum.

Brian Crowley: Avec tout le respect que je vous dois, Monsieur le Président, ce n'est pas à vous de me dire ce que pensent les Irlandais. En tant qu'Irlandais, je le sais mieux que personne.

Président Vaclav Klaus : Je ne spécule pas, moi, sur ce que pensent les Irlandais. Mes déclarations se fondent sur la seule donnée mesurable qu'est le résultat du référendum. Dans notre pays, le traité de Lisbonne n'est pas ratifié parce que notre Parlement n'a pas encore décidé. Ce n'est pas la faute du Président. Attendons la décision des deux Chambres du Parlement, ce qui est la phase actuelle du processus de ratification dans lequel le Président ne joue aucun rôle. Je ne peux pas signer le Traité aujourd'hui, il n'est pas sur mon bureau, pour le moment il appartient au Parlement de se prononcer. Après l'approbation du traité par le Parlement, je jouerai le rôle qui est le mien.

Hans-Gert Pöttering : En conclusion - et je veux quitter cette salle en bons termes - je tiens à dire qu'il est plus qu'inacceptable, de nous comparer avec l'Union soviétique. Nous sommes tous profondément enracinés dans nos pays et nos circonscriptions. Nous sommes préoccupés par la liberté et de la réconciliation en Europe, nous sommes bien disposés, mais pas naïfs.

Président Vaclav Klaus: Je ne vous ai pas comparé avec l'Union soviétique, je n'ai pas jamais mentionné les mots "Union soviétique". J'ai seulement dit que je n'avais plus eu l'expérience d'une telle atmosphère, d'un tel type de débat au cours des 18 dernières années en République tchèque, croyez-moi ».

 

            L’insolence de Cohn-Bendit, et du Président Pöttering en dit long sur l’exaspération de nos bons amis les Cabris, qui voient s’éloigner doucement la perspective de leur grand Etat supranational. Mais ce n’est pas ainsi que la presse présente les choses, bien entendu : le Monde du 6 décembre rend compte de la « rencontre » sous le titre : « Quand le président tchèque s’en prend à Daniel Cohn-Bendit » !

 

 

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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 17:35

Bloc-Notes de Paul-Marie Coûteaux

Mercredi 3 décembre, Bruxelles
- La formule magique de Sarkozy est prodigieuse par ses effets : faire adhérer à sa personne des Français qui pensent tout le contraire de ce qui le guide. Pourtant, elle est bien simple: quant à l'action, il s’agit d’épouser par tous les moyens la cause des puissants (impérium étasunien, domination multiforme des oligarchies économiques ou financières, et des principaux instruments de manipulation des opinions, grands partis et ou grands médias, etc… mais il s’agit non moins, dans l’ordre du discours, non pas de parler d’autre chose mais de dire constamment et point par point tout le contraire, et de paraître épouser la cause des victimes. Jusqu'à présent aucun démagogue, si audacieux fut-il, n’avait osé aller aussi loin. Le fait que cela marche si bien constitue, pour le prêt-à-penser contemporain, comme un problème…

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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 17:22

Communiqué

de

Paul-Marie Coûteaux

Député français au parlement européen

Président du RIF

    Directeur du mensuel L'Indépendance
                                 et des Cahiers de L’Indépendance                            

                                                         

       

                                                                                                                                             Paris, le 12 décembre 2008

 

   

La décision que vient d'annoncer le président de la République de faire voter de nouveau le peuple irlandais sur un traité qu'il a déjà rejeté il y a quelques mois dissout le dernier filet de légitimité de l'échafaudage européen ; plus jamais, l'U.E. ne pourra être dite démocratique : entre les peuples et les oligarchies bruxelloises, le  divorce a atteint  un point de non-retour.

 

          L'U.E. flotte désormais dans une dangereuse apesanteur d'autant plus qu'après avoir renoncé à reconnaître ses fondements civilisationnels (les "racines chrétiennes"), elle renonce à présent à son ultime fondement politique possible, la démocratie et le droit des peuples. Et voici qu'elle dérive même loin de ses propres principes fondateurs : l'institution d'un commissaire par pays, mesure contenue à terme dans le "commissaire irlandais", rompt avec sa première règle de base, l'indépendance des membres de la Commission par rapport à leurs Etats, et la fiction désormais béante selon laquelle ils représenteraient  l'intérêt supérieur de la Communauté : celui-ci n'existe donc plus, même dans le discours.

 

Niant ses principes comme ses fondements, rejetée par les peuples, débordée par la crise économique, financière, sociale et bientôt politique qui soulève contre les oligarques de tout poil  en Grèce, en Italie, en Espagne et bientôt de part en part toute la jeunesse d'Europe dans une atmosphère de désespoir et de violence, l'U.E. se condamne à disparaître à très court terme. J'appelle la jeunesse française à se joindre à la révolte des jeunesses d'Europe.  

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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 17:20

Philippe de Villiers dénonce la décision prise, par le sommet européen, d'organiser un second referendum en Irlande. Cette décision est un vrai déni de démocratie et un manque total de respect du peuple irlandais.

Comment peut on accepter de faire revoter un peuple sous le seul prétexte que le premier résultat ne satisfait pas les élites bruxelloises ? Elles souhaitent imposer, une fois de plus, une Europe que les peuples ne veulent pas et ce au prix de la démocratie. Le peuple irlandais, comme l'ensemble des peuples européens, n'a pas à se faire dicter sa volonté par Bruxelles.

Philippe de Villiers demande à Nicolas Sarkozy de faire un geste hautement symbolique à l'occasion de la fin de la présidence française : la reconnaissance de la caducité du traité de Lisbonne qui découle directement du non irlandais.

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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /Déc /2008 19:17

Le 11 décembre, Declan Ganley a présenté à Bruxelles l'organisation Libertas et lancé son nouveau site www.libertas.eu lors d'une conférence de presse exceptionnelle.


Le jeune Président de Libertas, Declan Ganley, a tenu ce jeudi à la mi-journée une conférence de presse devant une bonne centaine de journalistes, depuis le tout nouveau quartier général du mouvement à Bruxelles, à quelques centaines de mètres de la réunion du Conseil européen des chefs d'Etat et de gouvernement.
 

 

 

Au cours de cette conférence de presse, M. Ganley a annoncé que Libertas présenterait des candidats dans toute l'Union européenne, sur la base d'une plateforme pro-européenne pour une restauration de la démocratie, de la responsabilité et de la transparence.


Pour le leader du "non" irlandais, les Européens sont aujourd'hui à la croisée des chemins: «Si les peuples veulent une Europe forte et saine c'est à dire démocratique et responsable devant eux, ils pourront voter pour les candidats Libertas. S'ils ne veulent pas que l'Europe réussisse ou s'ils sont satisfaits des pratiques antidémocratiques actuelles, qu'ils votent pour un parti en place. Pour ceux qui n'ont pas eu la chance de voter sur le traité de Lisbonne, ce sera leur référendum ».

Libertas présentera des candidats dans tous les pays, engagés dans la démarche pro-européenne de Libertas et sa plate-forme pour la démocratie, la responsabilité et la transparence visant à réconcilier l'Europe avec les peuples

Une publication politique plus détaillée aura lieu dans les mois à venir, et annoncera le noms des candidats.

Cette annonce de Libertas coïncide avec le sommet européen qui se tient jusqu'à vendredi à Bruxelles, et où le gouvernement irlandais s'apprête à annoncer un deuxième référendum sur le traité de Lisbonne.

Selon Declan Ganley: "Le gouvernement irlandais et l'élite toute-puissante à Bruxelles montrent leur mépris total envers la décision démocratique du peuple irlandais de rejeter le traité de Lisbonne. Il n'y aura aucun changement dans la soi-disant "nouvelle version". Des déclarations juridiquement non contraignantes seront visiblement ajoutéepour tenter de tromper les électeurs. Ils ont essayé avec les Français, ils ont essayé avec les Néerlandais, ils tentent maintenant avec les Irlandais. Il est temps de mettre un terme à cette intimidation. "


Interrogé par un journaliste du Monde sur ses projets en France avec Philippe de Villiers, qualifié d' "eurosceptique" l'auteur de la question, Declan Ganley a déclaré qu'il était en effet "proche de Philippe de Villiers, homme politique du centre-droit, le leader du non français à la Constitution européenne en 2005". Celui-ci concourra sous la bannière Libertas pour l'élection européenne. Comme partout en Europe, Libertas présentera des candidats représentants "un large éventail de sensibilités".

Sur la polémique relayée par M. Cohn Bendit au sujet du financement de Libertas, M. Ganley a contre-attaqué en appelant à une investigation sur les finances du "oui" qui, rappelle-t-il, "proviennent très largement des contribuables européens". Il a répété que les fonds de sa campagne référendaire pour le "non" provenaient de donateurs irlandais, dans le cadre et selon les règles de la loi irlandaise sur le financement des campagnes électorales. Il a enfin indiqué être "très fier" de ce qu'il avait entrepris au sein de "Rivada networks", qui installe des systèmes de télécommunications d'urgence civile pour l'organisation des secours lors de grandes catastrophes (cyclônes, tremblements de terre).

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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 14:09

Le Bloc-notes de Paul-Marie Coûteaux

Mardi 2 décembre, Paris
-  Hier soir sur Courtoisie, Henri de Lesquen a organisé un petit dialogue d'une demi heure entre Nicolas Dupont-Aignan et moi. Alors que je souscris à tous ses développements, et que nous tombons d'autant plus aisément d'accord que ce qu'il dit aujourd'hui reprend ce que nous avons écrit ensemble en 2004 dans notre ouvrage commun "Ne laissons pas mourir la France" (et que j'avais alors largement inspiré), il s'ingénie à inventer des motifs de divergences sur le thème : "on ne peut se satisfaire de principes, il faut nous mettre d'accord sur un programme précis pour l'Europe et pour la France ; les électeurs veulent savoir où nous entendons les mener " , etc… Je ne réponds que par de bonnes paroles et m'abstiens de dire que cette prétendue nécessité d'un programme « clef en mains » supposé unir tous les opposants à la supranationalité européenne est évidemment le meilleur moyen de nous diviser. On voudrait faire éclater le front du refus, ce refus dont la victoire, loin d'être assurée, est évidemment préalable à toute politique quelle qu'elle soit, en bref on voudrait opposer les non de 2005 les uns aux autres qu'on ne s'y prendrait pas autrement…

 

Cette marche en crabe le pousse à des provocations un peu naïves lorsque par deux fois il dit reprocher à Philippe de Villiers ses accointances avec Nicolas Sarkozy - la deuxième fois je lui fais tout de même observer que non seulement il a lui aussi appelé à voter pour Nicolas Sarkozy en avril 2007, mais que deux mois plus tard il fut élu dans sa circonscription de l'Essonne grâce à l'UMP. Je m'abstiens de lui faire observer que, lors des prochaines législatives, il devra faire de même pour retrouver son siège de Yerres - car le moindre candidat que l'UMP lui opposerait le lui ferait perdre. Je ne le lui dis pas car il le sait, et je sais qu'il le sait puisqu'il m’a dit de lui-même que telle était son inquiétude lors de notre déjeuner commun du 13 février dernier. Il lui faut donc rendre quelque service, et notamment le signalé service de faire perdre quelques sièges souverainistes et notamment le mien lors des prochaines européennes – raison pour laquelle il présente des candidats là où il y a des sortants, et pas ailleurs.  Il sera ainsi tranquille dans la douce Essonne. De tout cela, je ne lui fais pas reproche, autrement moral, ce qui, sans doute compte peu : telle est sans doute le lot de la politique politicienne - "c'est la vie des bêtes" disait l'ami Abitbol. Et certes il ne servirait à rien qu'il perde toute base électorale, et disparaisse du jeu : cela, je ne le souhaite certes pas. Je suis un peu plus éberlué par l’attitude de ceux qui le suivent sans comprendre la combine – mais il est vrai que la bêtise joue un rôle énorme dans l'histoire des Hommes....

 

L'essentiel est que l'irrémédiable ne soit pas commis : j'ai donc décidé, dans le train qui m'emmena ensuite à Bruxelles, de lui écrire une longue lettre sur le ton le plus personnel et amical qu'il me sera possible de trouver. Je m’en vais prendre ma plus belle plume… 

 

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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 13:57

Bloc-notes de Paul-Marie Coûteaux.

 

Le 1er décembre 2008, Paris - Madame la Kommissaire à la Concurrence juge que le plan français de sauvetage des banques est attentatoire aux principes « européens », en clair aux principes de la libre-concurrence. Conséquemment, le Président Barroso fait savoir à la France que la Kommission n'accepte pas ce volet, ce volet non plus, de la politique française, et le prie d’y surseoir.

 

 Situation emblématique du bourbier institutionnel où toutes notre politique est prise depuis des années : la Commission de Bruxelles, se trouvant trop dépourvue de toute légitimité, donc de tout instrument d'action d'envergure, est incapable de mener une grande politique, quelle qu'elle soit - d'où son effacement ces dernières semaines, débordée par l’ampleur des réponses que nécessiterait la crise financière. En revanche, il lui est tout à fait possible d'empêcher les Etats d'en avoir une : il suffit d'invoquer un grand principe ou un autre, la libre-concurrence un jour, la libre-circulation des biens et des personnes un autre jour, pour mettre en accusation les Etats qui sortiraient par trop de volontarisme de la « bonne gouvernance ». Ici se lit à merveille une vérité que l’on finira bien par faire comprendre à nos contemporains : la prétendue "Union" n'est pas à proprement parler un gouvernement, mais une machine destinée à empêcher qu’il y en ait un où que ce soit. En d’autres termes, ce qui se perd avec la souveraineté, c'est la politique, la possibilité pour les peuples de mener une politique, quelle qu'elle soit.

 

Par Quotidien de Babylone - Publié dans : Réflexions - Communauté : La communauté des Gaullistes .
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Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 14:31

Au fond, l'Europe de Bruxelles n'est-elle pas "anti-européenne" ? Le modèle communautaire d'intégration issu des traités actuels aurait-il vécu ? C'est ce que l'on peut croire en découvrant le document intitulé "10 raisons qui font de nous les vrais Européens", signé du Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers, en train de franchir un nouveau pas dans son relookage "euroréaliste".
Il faut dire que les événements semblant lui donner raison, le souverainisme purement défensif des années 1992-2005 perd peu à peu de son objet. D'abord parce que le troisième "non" venu d'Irlande a enlisé la ratification du traité constitutionnel devenu traité de Lisbonne. Quel que soit le résultat du forcing actuel, cette Europe est définitivement maquée du sceau de ces trois refus référendaires. Or, on ne construit rien de politiquement efficace et durable contre la volonté des peuples. Ensuite, parce que voici quatre mois bientôt que les dirigeants européens, Nicolas Sarkozy en tête, s'activent face à la crise financière selon une méthode qui est tout sauf communautaire, celle des coopérations européennes à géométrie variable, malgré Bruxelles, et que tous les plans de relance engagés violent au moins 13 dispositions majeures des traités actuels renforcées par Lisbonne. Le parti de Philippe de Villiers, qui travaille à une grande alliance européenne pour les élections de juin 2009, entend bien "prendre d'assaut la citadelle" avec un discours pour une Europe alternative à celle des traités, ce qui suppose en effet, une majorité alternative au Parlement européen.

Lire la suite sur l'Observatoire de l'Europe

Par Quotidien de Babylone - Publié dans : Europe - Communauté : Le Club des Citoyens
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 09:56



Lancement du site 

http://www.patricklouis.fr/


le jeudi 11 décembre 2008


à 20 h 30

Brasserie Paulaner

4 rue de la Barre

Lyon 2ème

Par Quotidien de Babylone - Publié dans : Politique - Institutions - Communauté : Le Club des Citoyens
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 18:25

Via Liberté Politique

Le grand duc Henri de Luxembourg annonce qu’il refuse de signer la loi légalisant l’euthanasie dans son pays. Ce refus constituerait une première, mais le souverain n'est pas seul dans son opposition. Face à lui, son premier ministre menace de changer la constitution pour faire triompher la culture pro-mort.

 


Le grand duc Henri, qui règne sur le Luxembourg depuis 2000, a provoqué un séisme politique en informant lundi les responsables parlementaires qu’il ne signerait pas la loi sur l’euthanasie pour des "raisons de conscience".

Jamais dans l’histoire du grand-duché, le souverain ne s'est opposé au vote des députés luxembourgeois.

La proposition de loi dépénalisant sous certaines conditions l'euthanasie doit être adoptée définitivement en deuxième et dernière lecture ce mois-ci. Le grand-duc doit ensuite la "sanctionner et la promulguer" par sa signature dans les trois mois.

Lors du vote en première lecture le 19 février, le texte avait été adopté à une courte majorité de 30 voix pour et 26 contre, ce qui constituait une défaite pour le parti chrétien-social du Premier ministre Jean-Claude Juncker, dont les députés avaient massivement voté contre.

Le Premier ministre s'est dit mardi en désaccord avec le refus du grand duc Henri de signer la loi légalisant l'euthanasie et a indiqué chercher une solution pour éviter une "crise constitutionnelle". Pour M. Juncker, le refus du prince serait "très grave".
Au Luxembourg, la Constitution prévoit qu'une loi votée n'entre en vigueur que lorsqu'elle est non seulement "promulguée", mais "sanctionnée" par le souverain.


D’après le quotiden belge La Dernière Heure, « la question d'une évolution vers une monarchie purement protocolaire, de type scandinave, se pose désormais au Luxembourg, confronté à sa première crise constitutionnelle depuis que la grande duchesse Marie-Adélaïde était sortie de sa neutralité politique en 1919 en prenant le parti de la droite catholique sur la question de l'enseignement. » La princesse avait abdiqué, mais le maintien d'une monarchie constitutionnelle avait été confirmé par référendum. Depuis, rappelle le journal, « aucun souverain grand-ducal ne s'était opposé à une décision du Parlement ».

  Les médias qui agitent le spectre d'une crise constitutionnelle n'évoquent pas le contenu du débat. Notre correspondant au Luxembourg nous précise que la proposition de loi dépénalisant l'euthanasie et le suicide assisté émane d'un député socialiste (Lydie Err) et d'un député vert (Jean Huss, qui est l'un des fondateurs de l'ADMD luxembourgeoise). Le texte a fait l'objet de nombreuses critiques de la part du Conseil d'Etat, qui joue un peu le rôle de Cour constitutionnelle. il n'est pas dit qu'au second vote, il y ait une majorité, même si les combines politiques en commission laissent prévoir un vote favorable.

Le corps médical luxembourgeois est, pour sa part, globalement hostile à la proposition Err-Huss. Il faut noter aussi que pour la première fois depuis longtemps, il y a eu une opposition populaire très forte, et très inhabituelle au Luxembourg, contre cette proposition et le premier vote de la Chambre en février 2008.

Enfin, éclairage sur la politique luxembourgeoise : le 7 juin prochain se tiendront les élections législatives et les élections européennes. il est probable que les partis de gouvernement (chrétiens-sociaux et socialistes) veulent avoir derrière eux cette affaire avant de se lancer dans la campagne 2009 et, ce qui importe aussi, d'établir les listes de candidats.

Dans cette perspective, la décision du grand duc n'est pas seulement celle d'un homme seul devant sa conscience. Le prince a pris une décision morale, mais aussi une décision politique : il a "sanctionné" une proposition de loi, en toute connaissance de cause.

Tout récemment, c’est le président de l’Uruguay, Tabare Vasquez, qui a opposé son veto à une loi libéralisant l’avortement. Honneur à ces chefs d’État qui obéissent à leur conscience, et qui prennent leur responsabilité.

 


Vous pouvez soutenir le Grand Duc de Luxembourg en cliquant ICI !

Par Quotidien de Babylone - Publié dans : Questions Internationales - Communauté : Le Club des Citoyens
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 17:36

Qui a dit ?

"Il ne doit pas y avoir de nouveau référendum sur le traité de Lisbonne. Le peuple irlandais a dit non, et cette décision doit être respectée, et aussi par nos partenaires. Plus de 53% de l’électorat irlandais l’a rejeté, et une part considérable d’entre eux étaient des gens qui n’avaient pas voté lors des élections générales irlandaises en 2007. Par conséquent les gens ont pris la question très au sérieux. Cela doit être respecté."

Réponse ici

Par Quotidien de Babylone - Publié dans : Citations - Communauté : Le Club des Citoyens
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 17:14

Le président du MPF, qui réussit généralement bien aux élections européennes, va intégrer sa formation dans la fédération de partis Libertas.

Fin septembre, le MPF avait lancé sa campagne européenne lors de son conseil national, et même créé son slogan :"OUI à l'Europe, NON à Bruxelles". Il devrait donc s'y conformer en adoptant une nouvelle stratégie moins nationale, puisqu'il va mener la campagne des européennes en rejoignant Libertas, la fédération de partis créée par le héraut irlandais du "non" au Traité de Lisbonne, Declan Ganley, dont le lancement aura lieu le 11 décembre.

Une fédération de partis européens amenée à constituer un nouveau groupe au Parlement de Strasbourg pour y créer un "véritable clivage", explique Patrick Louis, député européen et secrétaire général du MPF. Sondages à l'appui, Philippe de Villiers est plus confiant que jamais, et mise sur le riche entrepreneur irlandais pour continuer à percer dans un scrutin qui lui réussit.

En 2004, sa liste avait obtenu 6,67 % et en 1999, en tandem avec Charles Pasqua, il était même passé en tête à droite avec 13,05 %, devant la liste RPR menée par... Nicolas Sarkozy. Le 27 octobre, l'Elysée l'a discrètement reçu.  "Nicolas Sarkozy voulait savoir ce que Philippe de Villiers voulait",  explique Patrick Louis. L'UMP espère ne pas se heurter à la concurrence du MPF dans toutes les circonscriptions.

"Nous serons présents partout", assure pourtant Patrick Louis qui serait candidat dans le Sud-Est. La question d'un rassemblement souverainiste français - avec le parti de Dupont-Aignan, notamment- reste ouverte, côté MPF.

 

Article paru dans Profession Politique, le 27 novembre 2008.

Par Quotidien de Babylone - Publié dans : Europe - Communauté : La communauté des Gaullistes .
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Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /Déc /2008 18:43

Appliquer à toutes les Européennes les "meilleures lois" existant dans l'UE. C'est l'esprit de la «clause de l'Européenne la plus favorisée», projet de l'association «La Cause des femmes; », fondée par la philosophe Simone de Beauvoir et l'avocate Gisèle Halimi. Pendant deux ans, juristes, économistes, sociologues et syndicalistes ont travaillé en commun pour identifier un «bouquet législatif»; de 14 lois existantes. Comment mettre en place cette clause ? Pour la Présidente de l'Association, Violaine Lucas, il faut une directive européenne : "On nous rétorque souvent que l'avortement ou la lutte contre les violences faites aux femmes ne sont pas des compétences communautaires, mais étatiques. Or, par exemple, l'interdiction de la peine de mort, qui n'est pas censée être une compétence communautaire, est un préalable à toute adhésion. Si l'UE peut considérer ce thème comme étant de son domaine, alors l'égalité hommes-femmes peut aussi devenir une compétence communautaire. Quant aux modalités de mise en place de la clause, elle pourra se faire au moyen d'une directive européenne qui stipulerait que «chaque état membre appliquera à ses citoyenne un bouquet législatif composées des lois les plus avancées et existant dans l'un des 27 pays». Les états devront alors transcrire dans leur propre législation la loi en question. La commission européenne, ou bien le parlement peut être à l'origine de cette directive. Nous avons dores et déjà obtenu le soutien de plusieurs commissaires et députés européens". (avec Le Figaro, 27/11/08 et L'Observatoire de L'Europe )

Petit rappel sur l'horreur de l'avortement ICI !

Par Quotidien de Babylone - Publié dans : Famille - Education - Communauté : Le Club des Citoyens
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Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /Déc /2008 11:06

Philippe de Villiers s’étonne de la position adoptée par Alain Marleix sur la question du génocide arménien, mardi 2 décembre devant les députés. Cette position n’est pas claire et le gouvernement français semble plier aux pressions d’Ankara.

 

Philippe de Villiers demande au Premier Ministre la reconnaissance officielle par la France  du génocide arménien. Du 15 au 18 novembre, le Président du MPF s'est rendu en Arménie où il a été reçu par le Président Serge Sarkissian. Au cours de son séjour, il a rendu un vibrant hommage aux nombreuses victimes du génocide arménien. 

Certains auraient aimé que ça passe inaperçu ; c'était sans compter sur la vigilance du Président et des parlementaires du MPF sur un sujet qui leur tient particulièrement à cœur. Hier, pour la première fois officiellement, le gouvernement s'est opposé à la proposition de loi visant à sanctionner la négation du génocide arménien. Et pourtant tous les signaux étaient au vert :
- 29 janvier 2001, la France par la voie législative « reconnaît publiquement le génocide arménien ».
- 12 octobre 2006, les députés adoptent une proposition de loi, ajoutant à la loi de 2001 un volet pénal qui envisageait les mêmes peines pour la négation du génocide arménien que celles prévues par la loi Gayssot pour la négation du génocide juif.
Et depuis, plus rien….
Jusqu'à hier, 2 décembre 2008, quand le député René Rouquet interpelle le gouvernement sur « la nécessité pour le Sénat d'inscrire à son ordre du jour et d'approuver la proposition de loi tendant à réprimer la contestation de l'existence du génocide arménien, votée il y a deux ans déjà par l'Assemblée nationale. »
La réponse d'Alain Marleix, secrétaire d'État à l'intérieur et aux collectivités territoriales est limpide : « le Gouvernement n'est pas favorable à son inscription à l'ordre du jour du Sénat.
Et il faut bien garder à l'esprit que le devoir de mémoire n'est pas uniquement dirigé vers le passé. nous met tous face à nos responsabilités devant l'avenir. Ce travail de mémoire, les Turcs ont commencé à l'entreprendre ; il faut l'encourager. Ce n'est que grâce à ce dialogue que pourront se fermer les blessures du passé et que les deux pays pourront affronter le présent et répondre aux défis de l'avenir. »           

Deux poids, deux mesures, donc, puisque aucun dispositif légal ne permet de poursuivre pénalement les négationnistes du génocide arménien, comme l'avait fait la loi Gayssot en 1990 contre les négationnistes de la Shoah. Par ailleurs, comment pourraient se fermer "les blessures du passé" quand elles ne sont pas reconnues, et pire, niées ? Avant d'être responsables devant l'avenir, il faut l'être à l'égard du passé. Et la Turquie semble loin d'être disposée à le faire. L'on comprend aussi que la France ne souhaite pas froisser Ankara qui refuse toujours de reconnaître le génocide arménien qui fit plus d'1,5 million de morts entre 1915 et 1923.
Philippe de Villiers mettra en œuvre tous les moyens à sa disposition pour que la France, conformément à ses engagements, reconnaisse le génocide arménien et s'oppose à l'entrée de la Turquie dans l'UE. C'est la promesse qu'il a faite au président arménien lors de son récent voyage. Et qu'il tiendra.


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Mercredi 3 décembre 2008 3 03 /12 /Déc /2008 08:21

Philippe de Villiers s’étonne que, plus d’un mois après l’annonce par le Gouvernement français d’un plan de recapitalisation des banques touchées par la crise financière, celui-ci soit toujours bloqué par la Commission européenne.

Cela prouve une fois de plus que ce sont les technocrates de Bruxelles qui veulent décider des politiques menées dans les Etats de l’Union Européenne. 

Nelly Kroes, Commissaire européenne à la concurrence refuse pour l’instant de signer le plan français soutenu en cela par Le Président de la Commission, José Manuel Barroso venu en France hier pour expliquer que c’était à lui de décider de l’opportunité d’un tel plan. Le Gouvernement ne peut accepter de se faire dicter sa politique par Bruxelles.

Dans le contexte actuel de crise, il faut aller vite et des technocrates sont en train de ralentir les plans d’aide.

  

Philippe de Villiers demande à Nicolas Sarkozy de ne pas attendre l’accord des technocrates et de mettre en place le plan d’aide dès aujourd’hui.

La France n’a pas à attendre l’autorisation de Bruxelles pour  faire face à la crise et mettre en place des réponses adaptées, c’est-à-dire des réponses à l’échelle nationale.

 

Par Quotidien de Babylone - Publié dans : Europe - Communauté : Le Club des Citoyens
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