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Vendredi Saint, 10 avril 2009 ; Mirebeau. - Phrase distraitement captée à la radio, cette nuit, pendant mon habituel « médianoche » de 5 heures, à propos de je ne sais quel fouteboleur. « Il était hier au sommet de son art, magistral, souverain ! ». Me suis recouché avec la joie que donne la définition parfaite d’un mot, en l’occurrence ce fameux mot souveraineté si difficile à faire comprendre, et la résolution d’en écrire davantage aujourd’hui. On voit d'un trait le joueur "souverain" : si souple, si dextre, si maitre de son art qu’il s’accomplit dans la plénitude du fouteboleur, épousant au plus près sa nature propre. Et il est bien le sens du mot souverain.
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Dimanche de Pâques, 12 avril 2009 ; Mirebeau. - Un de mes « amis politiques » me souhaite par SMS d’heureuses Pâques, et me parle de résurrection. Oui, cher ami, mais la résurrection n’est point certaine, pour qui s’abandonne, ou manque à ce qu'il est. Je suis chrétien, et je crois en la résurrection des âmes ; mais la résurrection n’est promise qu’aux âmes, c’est à dire à ce qui reste fidèle à sa part divine. La part divine de la France est cette fidélité à elle-même qui se nomme Souveraineté, condition de toute renaissance. Gardons-nous de la corrompre par des paroles, actes ou choix qui pourraient durablement la cacher, même à nos propres yeux.