Rassemblement
pour
l’Indépendance de la France
(RIF)
Paris, le 16 mai 2009
Après une analyse approfondie de la préparation des élections européennes, le comité directeur du Rassemblement pour l’Indépendance de la France réuni à Paris, le 16 mai 2009, constate avec regret que ses efforts pour la mise en oeuvre d'une stratégie de rassemblement des souverainistes n'ont reçu aucun accueil favorable des mouvements politiques avec lesquels il entretenait des rapports étroits.
Le comité directeur du RIF déplore que les chefs qui étaient censé défendre les intérêts de la France aient choisis de s'égarer dans des aventures personnelles sans avenir. La division est inscrite dans l’oubli de la souveraineté : l'unité n’est possible que sur ce point de communion. S’agissant d’élections au Parlement européen, il est superflu d’aller plus loin en fait de « programme », puisque le parlement européen n’est nullement chargé de mener une politique autonome. Tout « programme » ou « projet pour une autre Europe », outre qu’il divise nécessairement, est de toute façon, lors de ces élections, hors de propos…
L'abstention ou le vote blanc constitue pour nous aujourd'hui, à grands regrets, la seule attitude possible, ce qu'ont aussi conclu d'autres mouvements et personnalités attachés à la souveraineté : Jean-Pierre Chevènement et le MRC, le Comité Valmy, les Gaullistes de conviction, l'UPR, et bien d'autres...
Le comité directeur du RIF, conscient du rôle qui lui incombera après des déconvenues électorales aujourd'hui probables, entend contribuer à accroître la diffusion des Cahiers de L'Indépendance "ouverts aux souverainistes de tous horizons".
Pour le comité directeur du RIF
le président Paul-Marie Coûteaux
le secrétaire général Alain Bournazel
Paris, le 29 avril 2009
Je constate que les divisions, trahisons et confusions qui règnent parmi ceux qu’avaient unis le Non à la Constitution européenne et qui, depuis lors, n’ont pas réussi à se donner un porte-parole incontesté, rendent impossible la constitution, où que ce soit, de listes unies autour de leur seul point de communion possible, la souveraineté nationale et populaire. Je ne serai donc pas candidat.
Je constate aussi que, entre le fédéral-réformisme des uns, empêtrés dans les ambiguïtés de "l’autre Europe", et la fédéral-démocratie des autres, absorbés par un mouvement pan-européen à direction irlando-atlantique et célébrant à Rome le traité Monnet, la défense de la souveraineté est aujourd’hui abandonnée par ceux qui en ont fait un étendard occasionnel, cédant en rase et triste campagne à l’idéologie dominante.
Je constate que c’est la même question, la souveraineté nationale, qui a fait échoué les négociations des souverainistes de gauche, excluant Jean-Pierre Chevènement que je rejoins dans le qualificatif de « simulacre complet » qu’il a utilisé à propos de ces élections. Avec bien d‘autres souverainistes de divers horizons, je m'associe à l’appel au vote blanc ou à l’abstention le 7 juin prochain.
Je constate enfin que la majeure partie de ceux qui veulent délivrer la France des tutelles qui, à Bruxelles, à Francfort, à Washington, l’empêchent de mener une politique conforme à ses principes, ses intérêts et sa vocation, sont aujourd’hui orphelins. A leurs innombrables groupements, épars à travers tout le pays, aux dissidents des partis, et notamment aux deux derniers nés, « les gaullistes en colère », et le « M.P.F.I.D » réunissant plusieurs présidents de fédération M.P.F., je donne rendez-vous pour les échéances nationales. A l'initiative du RIF dont la mission me paraît plus que jamais nécessaire, se tiendront prochainement des états-généraux de la souveraineté qui, au delà de la simple affaire européenne, uniront les âmes fortes de la République pour la reconquête de la souveraineté, seul moyen pour la France et les Français de maîtriser leur avenir.
J'appelle
tous les patriotes à se réunir pour protester contre le retour de la France dans l’organisation militaire intégrée de l’OTAN ce jeudi 2 avril 2009 à 18
heures devant la statue du Général de Gaulle, Place Clémenceau, 8ème arrondissement de Paris (intersection des avenues des Champs-Elysées, Winston Churchill et du Général
Eisenhower, sortie du métro Champs-Elysées-Clemenceau). Ce rassemblement, notamment organisé par le Rassemblement pour l’Indépendance de la France (RIF), obéit à un seul mot d'ordre
: être en deuil, porter des drapeaux français en berne et jeter des fleurs de chrysanthèmes sur le cercueil symbolisant l’enterrement de l’indépendance de la France. Henri Tisot lira la lettre
par laquelle le général de Gaulle signifia en 1966 au président Johnson que la France quittait le commandement militaire intégré de l’OTAN et réclamait conséquemment le départ des troupes
étrangères stationnées sur son sol. Pierre Lefranc lira de son côté un message dont nul ne doute qu'il sera la voix de tous les Français attachés à l'oeuvre et à la mémoire du général de
Gaulle.
A la veille du sommet de l'OTAN qui, réunissant Mme Merckel ainsi que MM. Obama et Sarkozy significativement à Strasbourg (France) et à Kehl (Allemagne), achèvera la mise sous tutelle de notre indépendance militaire, nous entendons rappeler haut et fort que l'indépendance voulue par le général de Gaulle signifie avant tout que la France est une voix claire et nette dans le monde, et que si la France se laisse intégrée par l'OTAN comme par l'U.E., elle ne se reconnaîtra plus et sera tôt ou tard désintégrée.
Plus que jamais nous entendons faire comprendre aux Français qu'ils n'ont de meilleures armes que celles de la France, qu'il n'est point de France sans politique française, ni de politique française sans souveraineté. Tel est le seul combat qui m'importe à l'occasion des élections européennes du 7 juin, et plus tard...
Paul-Marie Coûteaux
député français au Parlement européen
Président du RIF
COMMUNIQUÉ
de Paul-Marie Coûteaux
député français au parlement européen,
vice-président du groupe Indépendance & Démocratie
Strasbourg, le 24 mars 2009
Non à Bruxelles, Non à l'OTAN,
Oui à la France !
Lors d'une cinquième et ultime entrevue avec Nicolas Dupont-Aignan
le 23 mars, j'ai définitivement refusé sa proposition de "tirer" la liste de Debout la République dans la circonscription Ile-de-France dont je suis député sortant. Les précautions,
combinaisons et conditions dont il voulait assortir son soutien sont trop éloignées de ce que je crois être le véritable enjeu des européennes pour qu'il me soit concevable de jouer le rôle qu'il
entendait écrire pour moi.
En réalité, je n'avais "carte blanche" que pour mener une liste dans l'Ouest, où je réside, proposition insistante que j'ai aussi refusée, d'abord par estime pour Philippe de Villiers, ensuite par souci de préserver dans l'avenir les chances d'unité des opposants à la supranationalité.
L'heure n'est pas au sauvetage de l'U.E., au bricolage de "plans B" pour une "Europe différente", encore moins à une relance européenne par l'extension du supposé "modèle Obama". Notre seul message qu'il faut garder net et constant doit faire comprendre aux Français qu'ils n'ont de meilleures armes que celles de la France, qu'il n'est point de France sans politique française, ni de politique française sans souveraineté. Telle est la seule façon de faire l'unité et d'éviter l'épouvantable dispersion actuelle ; tel est aussi le seul combat qui m'importe à l'occasion des européennes, et plus tard...
Paul-Marie Coûteaux
député français au parlement européen,
vice-président du groupe Indépendance & Démocratie
Paris, le 10 mars 2009
Non à l'Europe de la crise, Non à l'OTAN, Non à
l'impuissance,
Oui à la France !
Fidèle à l'Europe des Etats voulue par le Général de Gaulle, je ne puis accepter la prise en main de la campagne européenne des souverainistes par l'organisme pan-européen dénommé Libertas-Europe.
Si ce qui s‘est présenté comme un « label» pouvait afficher un lien entre les NON à travers l'Europe, il semble que son rôle aille désormais au-delà puisque son Président, l’homme d’affaires Declan Ganley est allé jusqu'à évoquer le 18 février dernier devant les membres de mon groupe Indépendance et Démocratie, la nécessité de "liste de vote commune". Soucieux de préserver l'indépendance de mes votes et de mes interventions, je récuse le parrainage de M. Ganley. Que ce soit en faveur d'une Europe qui serait rendue "démocratique" par l'élection d'un Président de l'Europe au suffrage universel, d'un "continent ouvert" qui exclurait toute forme de protection ou de préférence communautaire à commencer par la PAC, que ce soit l’intégration de la Turquie, ou l'appartenance de tous les Etats membres à l'OTAN ("Focus" février 2009), ses convictions ne sont pas celles pour lesquelles nous nous battons depuis Maestricht.
Elu en 1999 sur la liste Pasqua-Villiers-Garaud, réélu en 2004 en Ile-de-France sur les listes "changeons d'Europe" soutenues par Philippe de Villiers, j'entends poursuivre le combat victorieux du référendum de 2005 et faire respecter le NON du peuple Français, ainsi que l'indépendance de la France menacée par une double intégration dans l'U.E. et dans l'OTAN.
Avec mes amis du Mouvement pour la France, dont une trentaine de fédérations me demandent aujourd'hui de poursuivre ma tâche dans l'esprit qui fut toujours le nôtre (respect des Nations/Coopération entre Etats souverains), comme avec ceux du Rassemblement pour l'Indépendance de la France qui se veut un point de rencontre entre les souverainistes de tous les horizons, avec les fidèles des Cahiers et de la Lettre de l'Indépendance, j'entends construire en Ile-de-France une liste de large unité nationale pour que se rassemblent toujours plus nombreux les esprits et les cœurs des millions de solitaires qui, à l'heure des périls, ont besoin plus que jamais des solidarités, des principes politiques traditionnels et du nom même de la France.
Chers amis,
Le Rassemblement pour l'Indépendance et la Souveraineté de la France a toujours placé l'unité comme une exigence essentielle pour que les mouvements qui défendent la Souveraineté de la France
puissent faire entendre leur voix.
Fidèle à ses engagements, notre mouvement soutient l'appel à la constitution de listes communes, "Halte aux divisions", que viennent de lancer des responsables et des militants du MPF, de DLR et du RIF et qui a immédiatement rencontré un fort écho.
Tous ceux qui désirent prendre connaissance de ce texte ainsi que de ses premiers signataires, et lui
apporter leur soutien éventuel peuvent se rendre à http://halteauxdivisions.blogspot.com/
Le RIF
Halte aux divisions
Alors que les opposants à la supranationalité européenne et atlantique se dépensent sans compter pour défendre une France libre et indépendante, les chefs qui devraient donner l'exemple s'épuisent dans des querelles de personnes stériles, au point d'être bientôt ridicules.
Les élections européennes constituent une échéance très importante, et qui pourrait
nous assurer une belle victoire. Mais un minimum de 8% est nécessaire pour obtenir dans une circonscription un élu au Parlement européen. Aucun de nos mouvements n'est aujourd'hui à lui seul
capable de l'obtenir. L'Union est donc indispensable, faute de quoi 15 à 20 % de l'électorat français pourrait ne pas être représenté.
Les divisions suicidaires doivent impérativement cesser. Nous demandons à MM. Paul-Marie Coûteaux, Nicolas Dupont-Aignan et Philippe de Villiers de se rencontrer sans délai pour présenter des listes uniques dans toutes les circonscriptions.
Adresse de
Paul-Marie COÛTEAUX
aux manifestants du 17 Février 2009
Symbole
de la libération du roi Jean II, prisonnier des Anglais, le franc reste aujourd'hui ce qu'il était déjà il y a plus de cinq siècles : le symbole de la libération de la France, le symbole de
notre liberté politique.
Une fois encore, quelques bons Français ont entretenu la flamme, et vous êtes leur avant-garde, chers compatriotes, militants et soldats de l'Alliance pour la Résistance Nationale !
Cette flamme que vous avez entretenue resplendira de nouveau : car l'ennemi qui a pris le pâle costume d'une
monnaie et s'affuble du nom ridicule de l'euro voit tous ses piliers vaciller ; le traité de Lisbonne est en panne, la Commission de Bruxelles est marginalisée, les structures de l'euro
s'effritent de toutes parts. Cet empire de l'argent, l'Euroland, qui n'a pas trouvé d'autre nom que celui d'une monnaie, s'effiloche aux franges comme une vieille carpette. Plusieurs pays que les
oligarchies euro-atlantiques ont fait entrer au forceps sont près d'exploser s'ils ne se libèrent pas de leur gangue, sous peine de plonger leur peuple dans la misère. Ces pays quitteront tôt ou
tard l'euro et le misérable château de cartes de l'Euroland s'effondrera.
Mes Chers Compatriotes, nous ne sommes pas confrontés à une simple crise : nous sommes sous la menace d'une longue période de décadence. Plus que jamais dans ces circonstances notre union sacrée,
l'Union des patriotes, est une impérieuse nécessité. Elle se fera bientôt, comme elle s'est toujours réalisée au fil de notre histoire.
Gardez confiance et levez vos flambeaux : la devise que se sont donnée nos ennemis, l'euro, est bientôt morte. Notre devise, nous autres, resplendira bientôt au firmament : la France vivra
toujours !
Communiqué
de
Paul-Marie Coûteaux
Député français au Parlement européen
Vice-Président du groupe Indépendance et Démocratie
Président du RIF
Directeur de L'Indépendance
Paris,
le 16 janvier 2009
Le sondage sur "les rapports de force pour les élections européennes", réalisé par l'IFOP les 8 et 9 janvier derniers, comme les rumeurs et péripéties qui ont entouré le récent mini-remaniement ministériel, ont montré à l'évidence que Philippe de Villiers reste la seule personnalité d'envergure nationale capable de fédérer en juin prochain les opposants à la supranationalité.
Avec un point de départ de 6%, et bien qu'il ait observé une longue période de retrait, M. de Villiers est la figure marquante du Non français, relayé par les Pays-Bas, l'Irlande, la Pologne et la République Tchèque, à toute Constitution créant un grand Etat qui nierait l'Europe des réalités. Il est remarquable que le même sondage indique que certains électeurs du Oui se disent désormais disposés à voter pour ses listes, et que son meilleur score soit obtenu dans catégorie "ouvriers".
Autour de ce pôle, un rassemblement est désormais impérieux, d'une part avec les défenseurs de la Chasse, de la Pêche, de la Nature et des Traditions trop tôt publiés pour disparus ; d'autre part avec les souverainistes du RIF qui lanceront le 4 février un comité de liaison pour l'Indépendance de la France (CLIF) constitué de plusieurs mouvements attachés à la défense de la souveraineté nationale et populaire.
Ce rassemblement peut espérer le 7 juin un score à deux chiffres ; il doit se constituer dans un esprit d'unité, et sans agressivité vis-à-vis des mouvements de diversion et des stratégies solitaires. La France formera ainsi au Parlement européen l'ossature du groupe Libertas réunissant les nombreux Non qu'expriment les peuples de l'Europe pour sauvegarder l'indépendance de leurs Nations et les valeurs de la démocratie.
Chère
Madame, Cher Monsieur,
Mes chers compatriotes,
Une très ancienne fête française, d’inspiration d’abord païenne puis chrétienne, marque chaque année la sortie de
l’hiver et la reprise du travail des champs dans les premiers jours du mois de février ; c’est la fête de la chandeleur, souvent associée aux bougies et aux crêpes, le 2 février. Le symbole de la
sortie de l’hiver, et la reprise de travaux destinés à préparer les floraisons du printemps me parait assez éloquent pour que nous choisissions cette occasion de nous réunir afin
de préparer ensemble cette année nouvelle et les labeurs qui
l’accompagneront.
Je convie tous mes amis et alliés,
militants ou pas, convaincus ou simplement curieux de mieux connaître la cause souverainiste et ses fidèles, à se retrouver au soir du 4
février prochain au «François Coppée» - 1, Boulevard du Montparnasse 75006
Paris (métro Duroc) - à partir de 18h30 jusqu’à 20h30 environ.
Les dirigeants nationaux et locaux du RIF vous y
accueilleront avec moi. Ce sera l’occasion de déguster quelques
crêpes et bolées de cidre. Chacun est invité à apporter une ou
plusieurs bougies...
Il n’est pas douteux que le «tableau de fond» de cette année nouvelle nous permettra
de nous faire mieux comprendre d’un nombre sans cesse élargi de nos
compatriotes. D’une part, ce qu’il est convenu d’appeler
improprement «la Crise» et qui est plus manifestement le début
d’un cycle de déclassement de la France, voire de décadence de
l’Europe, ne fait que confirmer ce que nous n’avons cessé de répéter : la conjugaison d’un univers hostile, marqué par une mondialisation qui laisse délibérément notre peuple sans protection, et d’une succession sans précédent de gouvernements nuls a plongé la France dans l’oubli presque complet de ce
qu’elle se doit à elle-même et de sa grandeur. Dans le même
temps, bien des Français ont oublié la plus élémentaire notion d'un Bien Commun. Dans ces circonstances, il devrait nous être possible de montrer à nos contemporains que la cause principale de leurs maux réside dans l’incurie politique, et principalement dans
l’abandon continu d’éléments de notre souveraineté au profit
des oligarchies de l’Europe, de l’OTAN et d’oligarchies
financières qui ont réduit toutes les activités humaines à l’obsessionnelle dimension du commerce. Face à cette dérive, notre revendication n’est rien d’autre que le rétablissement de la légitimité et de l’autorité politique, au fond le sauvetage de la politique en elle-même, seul moyen de faire face
aux innombrables défis des temps
nouveaux.
Telle sera bien la grande affaire de l’an 2009 : ces défis visent tant au
coeur même de notre civilisation, et de notre conception de
l’Homme que l’on ne peut les énumérer tous. Ce qui est sûr,
c’est que la France et les Français n’en relèveront aucun sans
une action collective, sans la restauration d’une souveraineté, sans une politique rationnelle, persévérante et ambitieuse. La vacance du politique, que
le chef de l’Etat croit masquer par l’agitation (marque d’un État faible et
démuni), commence à produire ses effets, minant les
protections individuelles qui ont si longtemps détourné nos
compatriotes de toute conscience et discipline collective. Nul
doute que les souffrances et les drames nous redonneront la parole et que les oreilles seront mieux ouvertes quand nous montrerons aux Français les conditions de la restauration nécessaire de la politique française.
Voilà donc l’occasion de vous présenter en ce début d’année des voeux très
sincères
et, aussi, très précis. Si je souhaite à chacun les bonheurs individuels et
les beaux jours qu’il peut légitimement espérer, je souhaite
surtout que l’année 2009 soit l’occasion d’un sursaut de nos
volontés de Français de vivre libres et respectés dans les
temps à venir !
Communiqué
de
Paul-Marie Coûteaux
Député français au parlement européen
Président du RIF
Directeur du mensuel
L'Indépendance
et des Cahiers de L’Indépendance
Paris, le 12 décembre 2008
La décision que vient d'annoncer le président de la République de faire voter de nouveau le peuple irlandais sur un traité qu'il a déjà rejeté il y a quelques mois dissout le dernier filet de légitimité de l'échafaudage européen ; plus jamais, l'U.E. ne pourra être dite démocratique : entre les peuples et les oligarchies bruxelloises, le divorce a atteint un point de non-retour.
L'U.E. flotte désormais dans une dangereuse apesanteur d'autant plus qu'après avoir renoncé à reconnaître ses fondements civilisationnels (les "racines chrétiennes"), elle renonce à présent à son ultime fondement politique possible, la démocratie et le droit des peuples. Et voici qu'elle dérive même loin de ses propres principes fondateurs : l'institution d'un commissaire par pays, mesure contenue à terme dans le "commissaire irlandais", rompt avec sa première règle de base, l'indépendance des membres de la Commission par rapport à leurs Etats, et la fiction désormais béante selon laquelle ils représenteraient l'intérêt supérieur de la Communauté : celui-ci n'existe donc plus, même dans le discours.
Niant ses principes comme ses fondements, rejetée par les peuples, débordée par la crise économique, financière, sociale et bientôt politique qui soulève contre les oligarques de tout poil en Grèce, en Italie, en Espagne et bientôt de part en part toute la jeunesse d'Europe dans une atmosphère de désespoir et de violence, l'U.E. se condamne à disparaître à très court terme. J'appelle la jeunesse française à se joindre à la révolte des jeunesses d'Europe.